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probabilité de cette cause , et l’importance del'objet , me déterminèrent à entreprendre lecalcul pénible , nécessaire pour m’en assurer.Le résultat de ce calcul confirma pleinementma conjecture , en me faisant voir , 1°. qu’ilexiste dans la théorie de Saturne , une grandeinégalité de 9024",7 dans son maximum , etdont la période est de g 1 7 ans 4 ; 2° que lemouvement de Jupiter est soumis à une iné-galité correspondante , dont la période et laloi sont les mêmes, mais qui , affectée d'unsigne contraire , ne s’élève qu’à 3856",5 .
C’est à ces deux inégalités auparavant incon-nues , que l’on doit rapporter le rallentissementapparent de Saturne , et l’accélération apparentede J upiter. Ces phénomènes ont atteint leurmaximum vers 1060 ; depuis cette époque , lesmoyens mouvemens apparens de ces deux pla-nètes , se sont rapproches de leurs véritablesmoyens mouvemens, et ils leur ont été égaux ,en 1790. Voilà pourquoi Halley , en compa-rant les observations modernes aux anciennes,trouva le moyen mouvement de Siturne , pluslent , et celui de Jupiter , plus rapide, que parla comparaison des observations modernesentre elles ; au lieu que ces dernières ont in-