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ayant été les premières fondées sur les véri-tables lois des mouvemens planétaires.
Sans les spéculations des Grecs sur lescourbes que forme la section du cône par unplan ; ces belles lois seraient peut-être, encoreignorées. L’ellipse étant une de ces courbes, safigure allongée fit naître dans l’esprit de Kepler,la penséed’y mettre en mouvement , la planèteMars dont il avait reconnu que l’orbite étaitovale ; et bientôt, au moyen des nombreuses pro-priétés que les anciens géomètres avaient trou-vées sur les sections coniques , il s’assura de lavérité de cette hypothèse. L’histoire des sciencesnous offre beaucoup d’exemples de ces appli-cations de la géométrie pure , et de ses avan-tages ; car tout se tient dans la chaîne immensedes vérités , et souvent une seule observationa suffi pour faire passer les plus inutiles en ap-parence, de notre entendement, dans la na-ture dont les phénomènes ne sont que les ré-sultats mathématiques d’un petit nombre delois invariables.
Le sentiment de cette vérité donna proba-blement, naissance aux analogies mystérieusesdes pythagoriciens ; elles avaient séduit Kepler,et il leur fut redevable d’une de ses plus
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