AV ANT-PROPOS.
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qu’il l’avait jugé d’après un Mémoire de 1707, fort infé-rieur à celui de 1690.
Parmi les anciens auteurs, Salomon de Caus , en t6 1 5,Worcester , en i 663 , n’ont écrit chacun qu’une seule pagesur la force de la vapeur ; le premier, auteur d’une ex-périence qui montre très-clairement les effets de cetteforce, est à peine connu, même en France ; le second,dont le style est obscur, souvent inintelligible, fut pos-térieur d’un demi-siècle à S. de Caus ; non-seulement ilest considéré généralement en Angleterre comme l’uni-que inventeur des machines à vapeur, quoiqu’il n’existeaucune preuve certaine qu’il en ait fait construire uneseule ; mais Savery, Anglais , qui a incontestablement com-posé la première machine à vapeur élevée , est placé, dansl’opinion vulgaire, au-dessous de Worcester , et ce dernierest très-rarement mis en parallèle avec ses prédécesseurs.Nous avons cru devoir rapporter les pièces originales etauthentiques, qui servent à établir ce parallèle, sous ledouble rapport de la théorie et de l’application.
Georges Adams, auteur d’un ouvrage anglais qui apour titre : Geometrical and graphical Essays , avaitattribué à J.-B. Suard, Italien, l’honneur d’avoir inventéle parallélogramme articulé, attaché au balancier desmachines à vapeur, pour donner au piston moteur unmouvement sensiblement rectiligne ; j’ai tâché de décou-vrir, dans l’ouvrage de Suard, qui a paru en 1752, sousle titre : Nuovi istromenti per la descrizione de diversecurve anticlie e moderne , ce qui avait pu motiver l’opi-nion de Georges Adams, au détriment de son compa-triote, le célèbre James Watt , et je n’y ai trouvé aucunrenseignement sur la courbe décrite par le point de sus-pension de la tige du piston moteur des machines à va-peur. Watt, dans un traité sur ces machines de son ami