21
EOUPYLES.
c’est pur vif argent ; mais la vapeur de l'eau est beaucoup pluslégère ; aussi elle monte, comme nous avons dit, jusqu’en lamoyenne région.
THEOREME II.
Il n’y a rien à nous congneu, de vide.
théorèmes iii-vii. (Pages 3 bis, 4, 4 bis, 5.)
Il y a cinq moyens divers pour faire élever l’eau plus haut queson niveau. Les quatre premiers moyens connus et indiquéspar Salomon de Caus , sont i° le syplion,dans lequel l’eaumonte d’abord au-dessus de son niveau dans la branche ascen-dante, pour s’écouler plus bas que le niveau par la branche des-cendante ; 2 ° la capillarité des tissus en laine ou coton ; 3° lacompression de l’air, comme dans la fontaine de Ile'ron, queSalomon de Caus nomme machine de Héron, laquelle est d’uneinvention fort gentille el subtile ; 4° l a vis de l’invention d’Archi mède , de quoi parle Diodorc sieilien, et dit qu Egypte a etc asséchéepar lavis d'Archimède ; Vilruve aussi en fait mention, comme aussifait Cardan , et dit qu’un de Rubcis, milanais, pensant cire le premierinventeur de cette machine, en devintfou de joie.
Cinquième et nouveau moyen. — L’eau montera par aide du feuplus haut que son niveau (théorème 5, page 4)-
Le nouveau moyen de faire monter l’eau, est par l’aide dufeu, dont il se peut faire diverses machines; j’en donnerai icila démonstration d’une :
Soit une halle ( ballon ) de cuivre marquée A ( lig. 6, pl. x ),bien soudée tout à l’entour, à laquelle il y aura un soupirailmarqué D, par où l’on mettra l’eau, et aussi un tuyau marqué11C, qui sera soudé en haut de la balle, et le bout C approcheraprès du fond sans y toucher. Après, faut emplir ladite halled’eau par le soupirail, puis le bien reboucher, et le mettre surle feu ; alors la chaleur donnant contre la dite balle, fera mon-ter toute l’eau par le tuyau BC.
Observations sur les définitions et théorèmes de Salomon de Caus .
Nous ferons remarquer que ce dernier appareil ( fig. 6 ) nediffère pas pourla forme de celui de Héron d’Alexandrie (fig. i);