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Histoire des machines à vapeur, depuis leur origine jusqu à nos jours / par M. Hachette
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EOUPYLES.

cest pur vif argent ; mais la vapeur de l'eau est beaucoup pluslégère ; aussi elle monte, comme nous avons dit, jusquen lamoyenne région.

THEOREME II.

Il ny a rien à nous congneu, de vide.

théorèmes iii-vii. (Pages 3 bis, 4, 4 bis, 5.)

Il y a cinq moyens divers pour faire élever leau plus haut queson niveau. Les quatre premiers moyens connus et indiquéspar Salomon de Caus , sont i° le syplion,dans lequel leaumonte dabord au-dessus de son niveau dans la branche ascen-dante, pour sécouler plus bas que le niveau par la branche des-cendante ; 2 ° la capillarité des tissus en laine ou coton ; 3° lacompression de lair, comme dans la fontaine de Ile'ron, queSalomon de Caus nomme machine de Héron, laquelle est duneinvention fort gentille el subtile ; 4° l a vis de linvention dArchi­ mède , de quoi parle Diodorc sieilien, et dit qu Egypte a etc asséchéepar lavis d'Archimède ; Vilruve aussi en fait mention, comme aussifait Cardan , et dit quun de Rubcis, milanais, pensant cire le premierinventeur de cette machine, en devintfou de joie.

Cinquième et nouveau moyen. Leau montera par aide du feuplus haut que son niveau (théorème 5, page 4)-

Le nouveau moyen de faire monter leau, est par laide dufeu, dont il se peut faire diverses machines; jen donnerai icila démonstration dune :

Soit une halle ( ballon ) de cuivre marquée A ( lig. 6, pl. x ),bien soudée tout à lentour, à laquelle il y aura un soupirailmarqué D, par lon mettra leau, et aussi un tuyau marqué11C, qui sera soudé en haut de la balle, et le bout C approcheraprès du fond sans y toucher. Après, faut emplir ladite halledeau par le soupirail, puis le bien reboucher, et le mettre surle feu ; alors la chaleur donnant contre la dite balle, fera mon-ter toute leau par le tuyau BC.

Observations sur les définitions et théorèmes de Salomon de Caus .

Nous ferons remarquer que ce dernier appareil ( fig. 6 ) nediffère pas pourla forme de celui de Héron dAlexandrie (fig. i);