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Histoire des machines à vapeur, depuis leur origine jusqu à nos jours / par M. Hachette
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ÉOLIPYLES. 23

» lumière, et jai fait continuellement du feu sous le canon. Au» bout de 2heures, il éclata avec un grand bruit; de sorte» quayant trouvé une manière de construire mes vases, au» moyen de laquelle ils se fortifient les uns les autres, et de les> remplir lun après lautre, jai vu leau jaillir comme un jet con-» tinuel à quarante pieds de haut. Un vase deau raréfiée par le11 feu en fait monter quarante deau froide. Lhomme qui sur-» veille le feu de la machine, na quà tourner deux robinets, afin» quun vase deau étant épuisé, lautre commence à forcer et à» se remplir deau froide, et ainsi de suite, le feu étant con-» stamment alimenté et soutenu, ce quune même personne» peut faire aisément dans lintervalle de temps elle nest» pas occupée à tourner ses robinets. »

Cet article est tiré de la traduction française de VHistoire des-criptive de lt. Stuart (Paris , 1827 , pages 38 et 3t)). Javouequayant eu le texte anglais sous les yeux, lorsque je lai tra-duit pour mon Traité des Machines, javais attribué lobscuritédes phrases anglaises à la difficulté dentendre une langueétrangère, et je partageais lopinion générale, que Worcesterpouvait être considéré comme un physicien qui connaissaitles effets de la dilatation de la vapeur deau dans un vase fer- , et le moyen délever leau par la vapeur. Mais la plupartdes auteurs anglais eux-mêmes saccordent à dire que la pro-position citée ( la 68 e de la centaine des inventions ) est dunstyle obscur, inintelligible ; alors on peut révoquer en doutelesprit dinvention dont la renommée avait gratifié Worcester, et partager à son égard lopinion de lhistorien anglais ,Robert Stuart , que nous allons rapporter daprès la traductionde 1827 (Paris Mallier, pag. 36 ).

« Ses droits comme inventeur, dit Robert Stuart , ne reposent» que sur le compte quil rend lui-même de lutilité et des» merveilleuses propriétés de ses inventions ; cest donc sur la» réputation de loyauté et de sincérité du marquis que nous» devons mesurer la confiance que méritent ses propres asser-» tions ; mais cette réputation, si lesquisse cjuun contemporain>> (Walpole) a tracée du marquis ressemble à loriginal, ne nous» permet pas de croire un seul mot des explications mensongères