PYEÉOT.OPHORES. 33
un Mémoire qui a pour titre : Pendule perpétuelle, avec la ma-nière d’élever l’eau par le moyen de la poudre à canon, et autres in-ventions nouvelles. On y lit le passage suivant :
« En repassant dans mon imagination toutes les forces quipouvaient être dans la nature, il s’en présenta une qui est in-finiment plus grande que celle du vent, du courant des rivièreset des torrens, et la plus violente qui ait jamais été.
» Cette force est la poudre à canon, que l’on n’a point encoreemployée à l’élévation des eaux, et dont il y a deux manières.
» La première consiste à avoir un vaisseau ABCD ( fig. 7 ,pl. 1) de telle grandeur qu’on voudra, d’un muid ou deux (lemuid vaut 268 litres)*, et davantage, lequel sera placé à 3 o pieds(10 mètres) au-dessus de la surface de l’eau, et assez fort pourrésister à une grande pression.
» DEF est un tuyau qui trempe dans l’eau en F, et G, G sontdes soupapes qui s’ouvrent de dedans en dehors ; C est unecoulisse en manière de bassinet pour mettre la poudre à canon ;B est le robinet pour vider l’eau, lorsque le vaisseau ABCDsera plein.
» Il est visible que la poudre à canon ayant été enflammée,elle raréfiera l’air enfermé dans le vaisseau ABCD, et le ferasortir par l’ouverture des soupapes G, G, lesquelles se ferme-ront aussitôt, et ne pouvant rentrer, l’air qui pèse sur la sur-face de l’eau en F, la doit pousser par le tuyau FED, jusquedans le grand vaisseau ABCD, que l’on videra par le robinet Bdans un réservoir.
» On mettra, si l’on veut, dans ce re'servoir, un pareil tuyaupour élever l’eau à 60 pieds , et un autre pour l’élever à 90pieds.
» On peut ajouter un autre vaisseau à côté de celui-ci, lequelest ponctué et marqué MKLL, avec deux robinets I,L pour faire
sur quelques machines à élever les eaux, par l’emploi de la poudre à ca-non (qui sont décrites p. 33, 37), occupent 14 pages in-4°. On voit,par la variété et le laconisme des Mémoires contenus dans cet ouvrage,que l’abbé Ilaulcfeuillc, doué d’un esprit de recherche et d’invention,n approfondissait aucun sujet, et qu’il occupait souvent le public de ré-clamations contre ceux qui s’occupaient des questions qu’il avait traitées.
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