MACHINES A VAPEUR.
les arts et les sciences, a tiré d’Angleterre, ne fit que passer parParis , et y saluer ses anciens amis, il n’eut pas le temps d’yfaire construire sa machine pour amollir les os , et faire cuiretoutes sortes de viandes en fort peu de temps et à peu de frais;plusieurs personnes n’ont pu y réussir. Cela m’a oblige' de don-ner au public la même machine rendue beaucoup plus facile etplus assurée, etc. »
Il est probable que pendant le court séjour que Papin fit àParis en allant d’Angleterre en Italie , il eut occasion de voirHuygens et de l’aider dans ses expériences sur la machine àfaire le vide par la poudre à canon. ( Voy. page 38. )
La traduction du New Digester contient la description de lasoupape de sûreté qu’il appliquait à son digesteur, plus connusous le nom de marmite, et dont l’usage est devenu général pour-toutes les chaudières à vapeur.
Papin revint en Angleterre au commencement de l'année1684, et fut employé par la Société royale pour faire des expé-riences de physique, chimie et mécanique ; il rendait compte àchaque séance des résultats de son travail. Son traitement, partrimestre, était de 187 fr. 5o cent. (Serai pounds, ten schillings,séance du 23 juin 1684- )
En 1685,Papin avait proposé une machine pour élever l’eau;on en trouve la description (en deux pages) dans les Transac-tions philosophiques, juillet 1685, n° 173. La pièce principalede cette machine est un grand récipient qu’on vide d’air partiel-lement , et Papin opérait ce vide par une machine pneumati-que à deux corps de pompe, qui était mise en mouvement parun cours d’eau ou par tout autre moteur.
Une machine semblable, à air dilaté, est décrite dans l’ou-vrage cité, page 4.1, de Gaspard Scott, jésuite deWurtzbourg,Mechanica hydraulico pneumatica, page 187, année i658; elle estde même espèce-que celle qui a été présentée en 1790 parM. Detrouville, qui fut examinée alors par M. de Prony, et quej’ai décrite dans mon Traité des Machines (page 143, édition1828), en signalant les défauts de cette machine.
Les Transactions philosophiques, n° 178, décembre 1 685, etles Nouvelles des Lettres, par Boyle (journal hollandais, écrit en