5 ?. MACHINES A VAPEUR.
exactement ferme' clans sa partie inferieure ; BB est un pistonadapte' à ce tube ; DD un manclie, ou tige, fixé au piston ; EF uneverge île fer qui se meut horizontalement autour de son axeen F ; G un ressort qui presse la verge de fer EF de manière à lapousser nécessairement dans l’ouverture H, aussitôt que le pis-ton et sa tige sont élevés à une hauteur telle que l’ouverture soitau-dessus du couvercle il; L est un petit trou pratiqué dans lepiston, par lequel l’eau peut sortir du fond du tube AA lorsqu’onenfonce, pour la première fois, le piston dans ce tube. Yoici quelest l’usage de cet instrument : on verse dans le tube AA une pe-tite quantité d’eau, à la hauteur de 3 ou 4 lignes,puis on intro-duit le piston, et on le pousse jusqu’au fond, jusqu’à ce qu’unepartie de l’eau versée sorte par le trou L ; alors ce trou est forte-ment bouché par la verge MM ; on place ensuite le couvercle II-où sont pratiquées les ouvertures nécessaires ( pour le passagede la verge MM et de la tige DD ). Au moyen d’un feu modéré,le tube AA, qui est en métal très-mince, s’échauffe bientôt, etl’eau changée en vapeurs, exerce une pression assez forte pourvaincre le poids de l’atmosphère, et pousser en haut le pis-ton BB jusqu’au moment où le trou II de la tige DD s’élèveau-dessus du couvercle II ; alors on entend le bruit de laverge EF, poussée dans l’ouverture II par le ressort G. Il faut,dans ce moment, ôter aussitôt le feu, et les vapeurs renfer-mées dans le tube à minces parois se résolvent bientôt en eaupar l’action du froid, et laissent le tube parfaitement vide d’air.On fait tourner ensuite la verge EF assez pour qu’elle sorte del’ouverture H, et permette à la tige DD de redescendre ; aussi-tôt, le piston BB éprouve la pression de tout le poids de l’atmo-sphère, qui produit avec d’autant plus de force ce mouvementdésiré que le diamètre du tube est plus grand, et on ne peutdouter que le poids de la colonne atmosphérique ne soit mistout entier à profit dans des tubes de cette espèce. J’ai reconnu,par expérience, que le piston élevé par la chaleur au haut dutube, redescendait peu après jusqu’au fond, et cela à plusieursreprises, en sorte que l’on ne peut supposer l’existence de laplus petite quantité d’air qui résisterait dans le fond du tube ;or, mon tube, dont le diamètre n’excède pas 2 doigts (4 centi—