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Histoire des machines à vapeur, depuis leur origine jusqu à nos jours / par M. Hachette
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70 MACHINES A VAPEUR.

Ayant observé que ce mélange variait, dans les machines deNewcomen , de 61 à rg degrés, il avait pu calculer ce quongagnerait par léconomie du combustible, en réduisant de moi-tié cette dernière température. Pour obtenir cette réduction,il lui vint dans lesprit (au commencement de lannée 1765 ),que s il ouvrait une communication entre le cylindre ( de la machineNewcomen ) contenant de la vapeur, et un autre vase vide dairet de tout autre fluide, la vapeur, en raison de son expansibilité ,se précipiterait dans ce dernier vase, jusquà ce que lcquilibre futétabli, et que si par injection ou autrement, lon entretenait ce vaseconstammentfroid, la vapeur sy condensant à mesure quelle y en-trerait, continuerait à sy écouler jusquà parfaite condensation detoute celle qui était dans le cylindre. ( Extrait de lHistoire de11 . Stuart, traduction Mallier, page i 5 g.)

Watt reconnut bientôt que leau qui recouvrait le piston ducylindre à vapeur ( dans la machine de Newcomen ), et lair quiétait en contact avec les parois intérieures de ce cylindre, lors-que le piston descend, en refroidissait considérablement lesparois ; il imagina, pour éviter ce refroidissement qui occasionaitune perte considérable de chaleur, d 'adapter au cylindre un cou-vercle qui le fermât hermétiquement, quoique percé dune ouvertureou sajustait une boite à étoupes, et dans laquelle glissait la tige dupiston, et de faire arriver sur ce dernier la vapeur, dont lélasticité( égale ou plus grande que celle de U atmosphère ) déterminerait sadescente,causée jusquelà par lapressionde latmosphère. (R.Stuart,page t 63 .) (1)

Tel fut le second pas vers le perfectionnement de la machineà vapeur de Newcomen ; il justifia le nom quon donnait à cettemachine, puisquelle fut mise en mouvement uniquementpar la vapeur, tandis quauparavant, la pesanteur de lair at-mosphérique avait été la principale cause du mouvement.

Lair atmosphérique, en refroidissant la paroi extérieure ducylindre, produisait intérieurement la condensation dune cer-

(1) On se rappellera que Morland avait propose ( vor. page 29) da-dapter à un corps de pompe foulante, le piston dont la tige glissait dansnue boite n cuir plaoc'e au centre du couvercle de ce corp» de pompe.