MACHINES A VAPEUR. 69
Vers le même temps où Black s’occupait de la théorie de lachaleur, on fit en Angleterre plusieurs essais pour réduire laquantité de charbon consumée dans les fourneaux des machi-nes à vapeur de Newcomen . Parmi les savans qui ont traitécette question, on cite Smeaton (en i^ 5 i) et Brindley (en i’ÿùq).
Les mécanismes, pour ouvrir et fermer les robinets, étaientencore embarrassés de crampons et de ressorts, lorsque HenriBeighton, ingénieur-mécanicien, fit à Newcastle sur la Tyne ,en 1718, une machine suivant le système de Newcomen , danslaquelle les tourneurs de robinets et les mécanismes compliqués,furent remplacés par une tige suspendue au balancier, qui fai-sait mouvoir un mécanisme plus simple, connu sous le nom dehand gear plug frame (citation de Robert Stuart ). En 1758,Kaen-Filz-Gerald avait publié, dans les Transactions philoso-phiques, le moyen de convertir le mouvement alternatif dupiston île la machine atmosphérique en un mouvement de ro-tation continu, et de régulariser ce dernier mouvement par unvolant ; tel était en 1763 l’état des connaissances en physiqueet eu mécanique, lorsque Watt , alors ingénieur en instrumensde mathématiques, attaché à l’Université de Glasgow,entreprit une série d’expériences dans le but de perfectionner la ma-chine à vapeur.
PROGRÈS DE LA MACHINE A VAPEUR.
Années 1763-1785.
James Watt (né à Greenock , en Écosse , dans l’année >736)détermina d’abord, plus exactement que Moriaud ne l’avaitfait ( vof. page 27 ), la pesanteur spécifique de la vapeur d’eau ;il trouva qu’un pouce cube d’eau à l’état liquide et à la tempé-rature 100 degrés centigrades occupait en vapeur, à la mêmetempérature et sous la pression barométrique 76 centimètres,un pied cube ; le rapport du pouce cube au pied cube étant de1 à 1728, ou de 1 au cube de 12, nombre de pouces contenu»dans un pied. Il en a conclu la quantité d’eau nécessaire pourcondenser un volume donné de vapeur, de manière que lemélange liquide d’eau et de vapeur soit au plus à la tempé-rature de 38 degrés.