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Tome premier.
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T1101SIÈ MF. ENTRETIEN.

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constructeur du Parthénon a été clioqué de voir cette saillie PG demeu-rant inutile après la construction ; il a donc avancé la face de l’architraveposant sur son chapiteau, en E, c’est-à-dire en porte-à-faux, et sonchapiteau devient plus énergique. Peu après, l’architecte grec avanceencore le nu de l’architrave F sur le nu de la colonne, et exagère l’ap-parence de support donnée au chapiteau.

11 est évident que si les Grecs n’ont pas imité des ouvrages de char-penterie dans la construction des édifices de pierre ou de marbre quisont parvenus jusqu’à nous, ils n’ont pas imité davantage les végétauxdans les détails de ces monuments, ainsi que les Egyptiens le faisaienttoujours, ainsi que les Romains l'ont tenté, et, après eux, les artistes dumoyen âge.

J’ai dit que, les premiers, les Grecs avaient établi certaines lois deproportions que nous désignons par ordres ou ordonnance; il ne faudraitpas conclure de là que l’Ordre grec ou les ordres grecs fussent absolusdans leurs rapports. Ces lois ne gênaient pas chez eux la liberté del’artiste, tant s’en faut ; elles n’étaient pas absolues, mais relatives, etbien que l’on puisse établir certains rapports entre les divers membresde l’ordre dorique à une même époque, il y a cependant une grandeliberté dans l’application de ces règles et des variétés à l’infini ; l’ordredorique est toujours l’ordre dorique, comme un homme est toujours unhomme ; mais l’un est robuste, l’autre délicat ; celui-ci est court ettrapu, cet autre est svelte et grêle. Cette variété ne détruit pas l’har-monie relative ou les proportions relatives; ce que les Grecs ne fontjamais, pas plus en statuaire qu’en architecture, c’est de mettre la tête etle torse d’un Hercule sur les jambes d’un Bacchus, un entablement lourdet robuste sur des colonnes grêles et très-espacées. 11 pousse cette étudedes relations qui doivent exister dans une ordonnance, c’est-à-dire danstoutes les parties d’un même édifice, jusque dans les moindres détails.Non-seulement ces rapports, ces relations existent entre les membresprincipaux d’une même ordonnance, entre les colonnes, les chapiteaux,les entablements, les écartements des points d’appui, les vides et lespleins, mais aussi entre les profils, leur galbe, leur saillie ; ils existentmême (autant qu’on en peut juger) dans la coloration de ces édifices.

Les Grecs n’ont guère employé dans la construction de leurs édificesimportants que deux ordres, l’ordre dorique et l’ordre ionique. Si l’oncompare ces deux ordres entre eux, il est facile de reconnaître qu’ilspossèdent chacun leur harmonie propre, bien qu’ils dérivent d’un mêmeprincipe. La structure est la même, le mode seul diffère. Si l’ordredorique est simple et grave dans l’ensemble de sa composition, par les

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