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Tome premier.
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QUATRIÈME EYTRETIEX.

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sommaire de ce qui est vraiment romain dans la Rotonde d’Agrippa ;mais ce que je ne pourrais faire saisir dans un dessin, ou dans une de-scription technique, c’est l’effet général que produit cette immense sallesur l’esprit du spectateur. Je dirai tout d’abord qu’à mon sens, ladécoration intérieure qui s’v trouve appliquée, et qui d’ailleurs futmodifiée à plusieurs reprises, enlève quelque chose plutôt qu’ellen’ajoute à la grandeur de l’effet produit par la conception purementromaine. La multiplicité des détails, leur importance, surfont quandon ne peut se rendre compte de leur utilité, diminue dans un édificel’impression de grandeur. Ces détails donnent des distractions, fontperdre de vue l’objet principal. Dans un temple grec, on n’aperçoitpas tout d’abord les détails qui sont toujours soumis à l’ordonnancegénérale, à la structure. Aussi les temples grecs, généralement petits,laissent-ils une impression de grandeur qui augmente encore par lesouvenir qui vous en reste, tant il est vrai que dans les arts et dansl’architecture en particulier, il est bien difficile d’allier des principesopposés et d’empêcher, lorsqu’on veut les réunir, qu’ils ne se nuisentréciproquement. Mettant de côté la valeur des détails et leur parfaiteexécution, j’aurais voulu que le Romain conservât à la Rotonde desthermes d’Agrippa son apparence réelle, que cette salle eut étérevêtue à l’intérieur d’une décoration qui laissât voir cette belle etsimple structure. A mon avis, l’ordre inférieur qui vient couper lesniches aux deux tiers de leur hauteur, cet attique qui masque leurcintre, cette division en deux zones, d’une construction homogène,s’élevant du pavé jusqu’à la naissance de la coupole, diminuent l’effet decette belle composition au lieu d’v ajouter de la grandeur. Je vois bienlà des artistes, des exécutants d’un vrai talent, je vois des Oréestransplantés; mais ils ne sont plus à leur place, ils me gênent, ils necomprennent pas la donnée majestueuse du Romain, et m’obligent à untravail d’analyse pour le comprendre.

Dans le Panthéon , là où l’art romain paraît, ses données ne sont plusà l’échelle de la décoration appliquée par l’artiste grec. Les caissons de lacoupole, par exemple, qui, tenant franchement à la structure du monu-ment romain, se creusent comme de larges cellules au-dessus de ces ban-deaux, de ces corniches et de ces divisions de marbre, écrasent par leurimportance la décoration inférieure. Sans être constructeur on sent qu’ilstiennent à la structure générale de la composition, tandis que la partieinférieure, sur laquelle ils semblent reposer, n’est qu’un immense lambrisde marbre accroché aux parois du tambour. On m’objectera que cescaissons étaient probablement décorés d’ornements de métal, qu’on en