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Tome premier.
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a trouvé des (races, je le veux bien ; mais ces ornements ne pouvaientque leur donner une plus grande importance encore, accuser leursplans, les découper avec plus de vigueur sur la concavité de l'hémi-sphère. Oue devenaient, sous cette décoration si puissante, si claire, sigrande d'échelle, ces divisions de compartiments de marbre, depilastres peu saillants, de chapiteaux de colonnes, qui avaient enhauteur à peine la moitié du diamètre des rosaces dont le fond de cescaissons deCait être meublé ?

Je conçois, dans une salle dont tous les membres sont à une grandeéchelle, un lambris de marbre ou de menuiserie qui, par sa hauteur etde fins détails, rappelle à la base la dimension de l’homme ; mais je nepuis comprendre un lambris de 25 mètres de haut. Agrippa en faisant,après coup probablement, revêtir sa Rotonde de décorations de marbre;qui forment une splendide ordonnance sous la voûte, a fait preuve demagnificence, il n’a pas fait preuve de goût; c’est par là que pèchesouvent le Romain : il est riche, il est magnifique, il veut aimer les arts,car il comprend leur puissance, mais il lui manque le goût, le goût sûret délicat des (irecs lorsqu’ils sont chez eux, libres de suivre leurspropres inspirations. Rappelons ici ce mot d’un sculpteur grec à sonconfrère : « Tu n’as pu faire, disait-il, ta Vénus belle, tu l’as faite riche. »Pourquoi les ruines romaines produisent-elles une profonde impression?C’est qu’elles ne laissent plus voir, dans leur triste nudité, que laqualité essentielle de l’architecture romaine. Telle salle des Thermes deCaracalla dont les voûtes sont crevées, dont les piles sont dépouillées,qui montre aux yeux étonnés le gigantesque mécanisme de la structureromaine, produirait peut-être un effet moindre si nous la voyions revêtuede ses colonnes inutiles, de ses placages de marbre et de ses décorationsde rapport. Dans le Panthéon de Rome , qu’est-ce qui cause la plus viveimpression ? C’est cette voûte immense qui emprunte toute sa décorationà sa structure même, c’est ce jour unique de 8 mètres de diamètre,percé à son sommet, qui laisse voir le zénith et projette sur le pavé deporphyre et de granit un large cercle de lumière. Là, le génie propreau Romain apparaît tout entier. L’élévation de cet cnil, au-dessus dusol intérieur, est telle que son ouverture immense n’influe pas d’unemanière sensible sur la température intérieure. Les plus violents oura-gans envoient à peine un soufile d’air sur la tète de celui qui se placesous son orbite, et lorsqu’il survient une averse, on voit la pluie tomberverticalement sur le pavé de la rotonde et y tracer un cercle humide.Le cylindre de gouttelettes, tombant de cette élévation à travers le videdu monument,’ fait sentir l’immensité de ce vide. C’est dans de pareilles