Ql A TH IÈM K li.YrR KT1EX.
I 19
et toujours citoyen romain, et dès qu’il le peut, même comme particu-lier, il s’entoure chez lui des divers services qui doivent entrer dans lacité romaine. S’il est assez riche pour se bâtir une villa telle qu’il laconçoit, celle-ci renferme non-seulejnent les bâtiments d’habitationprivés, non-seulement les dépendances qui font partie d’un vaste éta-blissement à la fois militaire et rural, mais la basilique, les thermes, lethéâtre, la bibliothèque, le musée, des temples, qui sont destinés aupublic. C'est donc dans ces amas de monuments, coordonnés entre eux,que nous chercherons à connaître le sens de l’architecture romaine, àdécouvrir les méthodes générales et les procédés de détail qui lui sontfamiliers.
Nous nous occuperons d’abord de ce qui est l’essence de ^édificeromain, le plan. Comparons, par exemple, les plans de deux édificespublics dont les services sont bien distincts, une caserne et des thermes.On voit encore à Rome , à l’extrémité nord-est de la sixième région, etdans la villa Adrienne à Tivoli, les restes de grands camps ou logementspermanents de troupes. Ces établissements se composent d’une enceintecarrée, percée de quatre portes, autour de laquelle, à l’intérieur, sontdisposées une suite de chambres voûtées en berceaux, sur des murs derefend perpendiculaires à l’enceinte, puis au centre un certain nombrede bâtiments isolés les uns des autres, composés également de chambresvoûtées de même et adossées contre un mur longitudinal. Au centreest un bâtiment carré, le prétoire, destiné au logement du général enchef ; au milieu de l’une des parois de l’enceinte est un temple danslequel sont conservés les enseignes militaires, qui, chez les Romains,étaient des objets divins auxquel on rendait un culte. Rien n’est plussimple, aucune disposition ne saurait mieux accuser ce service spécial,chaque corps a son bâtiment séparé, placé comme il convient. Lafigure 2, qui donne la configuration du grand camp prétorien de lasixième région de Rome , l’in " e assez. Ouant au mode de construc-tion, voici quel il est, figure 3.
D’ailleurs toutes les précautions hygiéniques sont prises avec un soinremarquable. Si des rangs de ces cellules sont bâtis le long d’unescarpement, comme à la villa Adrienne de Tivoli, les murs adossés àcet escarpement sont doubles, afin d’éviter l’humidité. Le Romainn’épargne pas le terrain, mais jaunis il ne l’occupe inutilement ; il aimela symétrie, son organisation militaire et civile s’y prête, mais pas à cepoint de lui sacrifier un besoin. Examinons maintenant des thermes, etnous allons voir comment ce peuplé sait former un ensemble completsupérieurement conçu et traité de services très-divers, et dans lesquels