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Tome premier.
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ENTRETIENS Sl’R L’ARCHITECTURE.

sont espacées l’une de l’autre de l n, ,34. Des arcs de décharge enbrique, noyés dans la construction, répartissent les pesanteurs sur lespoints d’appui principaux. Quant aux voûtes, les arcs de tète sont engrandes briques, à deux rangs ordinairement, et les remplissages enbéton, composé de mortier et de pierre-ponce. Mais pour battre cebéton avec assurance sur les couchis des cintres, les constructeurs ontcommencé par poser sur ces conclus deux rangs chevauchés de largesbriques de plat, qui sont comme un carrelage cintré sous ces voûtes. Cetteconstruction si simple et si économique, d’une exécution si rapide, conçueet exécutée, les architectes ont élevé leurs portiques avec des colonneset des entablements de marbre ; les murs ou les piles sont partout, àl’intérieur du moins, revêtus de plaques de marbre jusqu’à une certainehauteur ; quant aux voûtes et aux tympans, aux fonds des niches, le stucet la mosaïque les couvrent. Ainsi, cette masse énorme de blocage et debriques se revêt d’un splendide vêtement de matières précieuses, depeintures et de surfaces de mosaïques, composées de pâtes vitrifiées dediverses couleurs. Dans toutes les salles, des pavages en mosaïque demarbre sont posés sur une aire isolée, portée sur des quinconces de petitespiles réunies par un carrelage de grandes briques doublées ; ces pavagesde marbre sont non-seulement secs et parfaitement sains, mais ilspeuvent être chauffés par-dessous au moyen de courants de chaleurproduits par des fourneaux. Nos moyens de construction dispendieux,les carrières inutiles de pierres que nous accumulons dans nos monu-ments, et, à côté de ce luxe, l'extrême misère des détails de la construc-tion intérieure, le plâtre, le carton, sont, il faut le dire, des procédésbien barbares, si nous les comparons aux procédés à la fois simples,vrais et rationnels des Romains. Nous-accumulons, au moyen de fraisénormes, pierre sur pierre dans nos édifices; nous employons toutesnos ressources pour les tailler et les sculpter. Nous puisons à noscarrières, comme si elles étaient inépuisables, pour élever des monu-ments d’une dimension restreinte, et quand nous avons fait tant d’effortspour employer des forces inutiles et perdues, que nous avons ôjevé desmurs toujours humides dans notre climat (la pierre étant trop bonconducteur de l’humidité), il ne nous reste plus de ressources suffisantespour orner et vêtir ces édifices dispendieux de matières durables etbelles. Alors nous appelons à notre secours le plâtre, les cartons-pâtes,les bois les plus légers, et nous couvrons ainsi de haillons un corps pré-cieux, mais dont la valeur est cachée pour tous et inutile. Si nous préten-dons que nous sommes Romains, que nous devons nos arts aux Romains,que notre architecture est fille de la leur, nous devrions au moins les