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1 lires en charpente pour y substituer les voûtes en maçonnerie. Cepen-dant, avant cet empereur, les thermes d’Agrippa, le Panthéon étaientbâtis, et le système de construction que nous venons de développer toutà l’heure connu et usité.
La grande salle circulaire des thermes de Caracalla avait plus d’unrapport avec la rotonde d’Agrippa; mais si les détails de son architectureétaient moins purs et exécutés avec moins de finesse et d’élégance, ilfaut reconnaître que, comme composition, le caldarium de Caracalla l’emportait sur le Panthéon, autant qu’on en peut juger sur les restesque nous voyons aujourd’hui. Sa construction plus franche, mieuxaccusée à l’intérieur comme à l’extérieur, est faite pour exciter notreadmiration. On peut facilement le reconnaître en examinant le conscien-cieux travail de feu Blouet sur cet édifice, ou plutôt sur cette réuniond’édifices.
Deux dispositions principales semblent avoir été plus particulièrementaffectionnées par les Romains dans la construction de leurs monumentsvoûtés : l’ordonnance circulaire fermée par une calotte hémisphérique,et l’ordonnance par travées que nous voyons adoptée pour la grandesalle tiède centrale des thermes de Caracalla , dans les thermes de Titus,de Dioclétien et dans le monument connu sous le nom do Basilique deMaxime ou de Constantin . Les Romains n’avaient inventé que deux sortesde voûtes : la voûte hémisphérique et la voûte en berceau semi-cylin-drique ; faisant pénétrer deux berceaux à angle droit, ils avaient trouvéla voûte d’arête. Ces trois systèmes suffisaient à tout, et les combinaisonsde leurs plans ne sont que la conséquence obligée de ces méthodes.Ont-ils une salle circulaire, ils la couvrent par une demi-sphère ; unesalle demi-circulaire, ils la couvrent par un quart de sphère; une sallebarlongue dont les murs latéraux des deux grands côtés sont épais oubien contre-buttes par des constructions voisines, ils la couvrent par unberceau qui n’est qu’un demi-cylindre longitudinal; une salle carréedont les angles seulement offrent une résistance parfaite, ils la couvrentpar une voûte d’arête. Si la salle barlongue est d’une grande étendueen largeur, si elle doit être percée de grandes baies latérales sur sesgrands côtés, n’offrir par conséquent que des points d’appui isolés, ilsla divisent en travées carrées (trois ordinairement, pour obtenir unetravée centrale), et ils la couvrent par trois voûtes d’arête, c’est-à-direpar un demi-cylindre longitudinal pénétré par trois demi-cylindres d’undiamètre égal au premier.
Cette disposition large et simple reporte les pesanteurs de la voûtesur des piles, sortes de contre-forts ornés le plus souvent à l’intérieur