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Tome premier.
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CINQUIEME ENTRETIEN.

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praticiens, de la description de l’édifice de Fano bâti et décrit parYitruve, une ordonnance particulière qui mérite une sérieuse attention.D'abord le chalcidique, le tribunal, est posé sur l’un des grands côtés.A l’intérieur, le monument ne possède qu’un seul ordre divisé par leplancher dos galeries. Les colonnes ne sont pas surmontées d’un enta-blement complet, mais elles possèdent des appendices en forme depilastres, qui portent les planchers des galeries et leur comble. Leschapiteaux de ces colonnes, se dégageant au-dessus de ces combles enappentis, laissent pénétrer, entre eux, le jour à l’intérieur. Ils ne portentque des poitraux de bois, des dés de pierre et les sablières de la char-pente qui est apparente. Et Yitruve prétend que cela épargne beaucoupde peine et de dépense, le rationaliste qu’il est! Il condamne ainsi,de l’air le plus candide, la corniche romaine, et c’est sous le règned’Auguste qu’il écrit de pareilles choses. Les saines doctrines n’étaientdonc pas en vigueur alors ? Non ; l’architecture conservait encore cetteliberté, cette franchise d’allure qui sont ses plus beaux privilèges chezles Crées et dans les derniers temps de la lié ' ” e; elle n’avait pasremplacé l’art par des formules ; elle appartenait aux artistes et n’étaitpas encore devenue un des rouages de la grande machine administrativeet politique de l’Empire romain.

Le plan, non plus que la coupe de la basilique de Fano, ne peuventêtre tracés de deux manières. Yitruve a le soin de nous indiquer lesdimensions des parties principales de sa construction. La Flanche Yllldonne le plan et la Planche IX la coupe de cette basilique.

Pour faire comprendre la disposition des pilastres adossés aux colonneset portant le plancher de la galerie ainsi que le comble en appentis quile couvre, je donne (fig. 1) des tronçons de ces colonnes à diverseshauteurs.

En A, on voit la base qui n’est point encore posée sur le soclecarré, si gênant dans un milieu très-fréquenté, mais adopté plus tard,sans exceptions, dans les ordres ionique, corinthien et composite romains.En B est le chapiteau portant le plancher de la galerie avec l'entailleau-dessus pour laisser passer la pièce de bois longitudinale C, indiquéedans la coupe I). En E reprend le pilastre supérieur; on voit, sur scscôtés, les trous qui doivent recevoir les tenons de la balustrade en boisF, remplaçant le pluleus de la basilique composée de deux ordressuperposés. En (ï, le chapiteau de ce pilastre supérieur destiné à porterla filière en bois II tracée sur la coupe D et servant de faux faîtage pourles chevrons du comble en appentis K. La colonne, sous le chapiteau,est entaillée pour laisser passer cette filière, et recouvrir la faîtière en