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cette filière avec l’assemblage des chevrons, recouverts d’abord decarreaux de brique, puis des tuiles Al, avec leurs faîtières et couvre-jointsornés du côté de l’intérieur N N'. Le chapiteau P, copié sur l’un desbeaux chapiteaux du siècle d’Auguste déposés au musée de Saint-Jean-de-Latran , reçoit le triple portail en bois O.
Tout cela est très-clair dans le texte, et il n’est pas besoin de grandsefforts pour expliquer par des figures ce que Vitruve a voulu dire.Ouant au système de charpente adopté, il faut avouer que l’auteur nenous donne que de bien faibles renseignements, et il n’existe plus decharpentes antiques que nous puissions donner comme exemples.D’ailleurs, il est une disposition du plan qui complique singulièrementla combinaison de cette charpente. A ilruvc a le soin de nous dire qu’ila supprimé, en face du pronaos du temple d’Auguste dans lequel estplacé le tribunal, deux colonnes; qu’il a retourné d’équerre les poitrauxportant sur les deux dernières colonnes laissées, de manière à les fairet poser sur les antes qui servent de tête à ce pronaos. Donc la nef princi-pale se retourne à angle droit, comme un transsept, vers l’entrée dutemple. Il nous dit aussi que sa charpente est munie d’entraits, qu’elleest lambrissée à l’intérieur et possède deux égouts à l’extérieur, qu’ellese retourne en face du pronaos. La basilique est très-large (soixantepieds romains Il fallait une ferme au moins au droit de chaquecolonne, et on ne peut admettre des fermes diagonales dans l’espacelibre laissé en face du pronaos. Cette disposition eût été d’un effet très-désagréable et n’eùt pas présenté de solidité. On ne peut guère admettrequ’un seul système de charpente (suivant les données antiques) avec leplan tracé par Vitruve . Ce système devait consister en une suite de fermesrégulièrement espacées au droit de chaque colonne de la nef, le pieddes deux fermes en face l’entrée du pronaos reposant sur les entraits dedeux fermes accouplées perpendiculaires aux premières et retournantainsi la charpente vers le temple. Ces entraits, placés dans le prolonge-ment des sablières reposant sur les pilettes des deux dernières colonnes,devaient être puissamment suspendus aux arbalétriers par des aiguillespendantes et fortement étayés par des corbeaux. J’ai essayé de rendrecompte de cette disposition singulière dans la Planche X, en me confor-mant autant que possible aux principes de charpenterie indiqués dansles peintures antiques de Pompéii et dans les bas-reliefs de la colonneTrajanc. Les charpentes du moyen âge nous sont aussi d’un précieux
I.i> pied romain trouvé à llercnlannm étant de 10 pouces I I lignes % (ancienne mesurefrançaise), 00'pieds romains feraient environ 1