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brûle, mais, je le répète, il faut prendre quelque peine. Ou’un architecteait un édifice à construire; on lui a remis un programme confus (commetous les programmes écrits), c’est à lui à mettre de l’ordre dans cettepremière matière. Il faut satisfaire à des besoins et des services divers;il les étudie séparément , il ne doit pas penser ci l’architecture, c'est-à-dire à l’enveloppe de ces divers services; il se contente de mettrenaïvement chaque chose à sa place ; dans chacune des parties de ceprogramme, il aperçoit un point principal, il le fait ressortir; son travailcompliqué, enchevêtré, se simplifie peu à peu (car les idées simplesarrivent les dernières), bientôt il cherche à souder ces parties étudiéesséparément, il simplifie encore; mais cet ensemble d’études, réunies parde petits moyens, ne le satisfait pas; il sent que ce corps manqued’unité, les soudures se voient, elles sont gauches. Il cherche encore,met à droite ce qui est à gauche, devant ce qui est derrière, retournecent fois les dispositions de détail de son plan. Puis (je suppose quec’est un architecte consciencieux, aimant son art et sévère pour lui-même) il se recueille, laisse de côté les feuilles couverles de tracés ;tout à coup, il croit apercevoir dans son programme une idée principale,dominante (observons que personne ne l’v a mise). La lumière se fait.'aii lieu de prendre son projet par les détails pour arriver à la combi-naison de l’ensemble, il retourne son opération ; il a entrevu l’édifice,comme les services divers doivent se soumettre à une disposition large,commune à tous. Alors ces détails dont l’arrangement mettait son esprità la torture prennent leur place naturelle. L’idée mère trouvée, les idéessecondaires se classent et arrivent au moment nécessaire. L’architecteest maître de son programme, il le tient, il le refait avec ordre, il lecomplète et le perfectionne. Mais, pendant ce labeur, s’il a pensé à desordres, aux Orées ou aux Romains, à Pierre de Montereau ou à Mansard,il est perdu, il va se noyer dans ses souvenirs. Oue sera-ce s’il songe,dès le principe, à prendre un morceau au Parthénon , un autre auxThermes de Caracalla, à la Sainte-Chapelle et aux Invalides ? Aon, cesmonuments du passé ne font pas préoccupé. Son plan trouvé, l’édificese dresse dans son esprit; il voit comme il le bâtit, l’idée dominante duplan se reproduit en élévation. La stabilité, les moyens de constructionlui indiquent l’apparence extérieure. Il faut donner une forme, il ne veutpas qu’on l’accuse d’avoir imité l’architecture des Romains, celle deLouis XIA r , celle de saint Louis ou de François I e1 '; il est fort empêché.
Il essaye sur le papier_ « Aon, ceci ressemble à tel monument_Aon ,
voilà un ordre qui rappelle tel portique_A’ on, ces fenêtres reproduisent
celles de tel palais_ Laissons tout cela ; ma structure, ma bâtisse, mes
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