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Tome premier.
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38G EiXTltETJENS SUE I.’aKCIUTECTCUE.

et petites, splendides et modestes, sortaient pour ainsi dire d’une mêmemain exercée, étaient le résultat d’un même savoir. L’art de l’architec-ture s’est peu à peu retiré des extrémités, pour ne plus vivifier que lescentres de population ; et autant dans les grandes cités il accumule desressources immenses, il se fait fastueux, autant il est misérable partoutailleurs.

11 y a là un mal profond, dépendant de plusieurs causes : 1° d’uneorganisation administrative peu propre à répandre le goût des arts ausein des populations; 2“ d’un enseignement nul; o” d’un affaissementdu goût dans les classes élevées. Tant que le système provincial a per-sisté en France , il y avait autant de capitales que de gouvernements,et chacune de ces capitales était le centre d’une école d’architecture.Orléans, Poitiers, lîouen, Troyes, Limoges, Bordeaux, Toulouse, Lyon ,Dijon, etc., avaient leurs écoles et leurs artistes, tout comme Paris , et cesécoles possédaient leur originalité propre; en les plaçant même ausecond rang, elles vivifiaient la province, elles poussaient des rameauxjusque dans les plus petites localités. Les gouverneurs de ces provincesétaient de grands seigneurs, qui par leur position, aussi bien que parleur éducation, tenaient à donner un certain lustre à ce que l’on élevaitpendant leur gouvernement. L’esprit des corporations se maintenait,surtout chez les artistes et artisans cle bâtiments, et par les corporations,les traditions locales demeuraient entre les mains des plus capables ; onse connaissait, on s’aidait et on se jugeait.

Sous le règne de Louis XIV , cette libre allure des écoles provincialessubit une première compression. Louis MY établit dans les arts, commedans l’administration, un système de direction générale; toute initiativefut enlevée aux individualités provinciales, toute liberté fut étouffée.Lebrun (le nom du personnage importe peu) devint le surintendantgénéral de toute production d’art en France . Ce système put donner,pendant un certain temps, une grande impulsion aux travaux d’archi-tecture, un caractère d’unité qui convenait à l’esprit de ce règne, c’étaitd’ailleurs une renaissance du système établi sous l’Empire romain; mais,comme sous l’Empire romain, l’architecture ainsi officiellement dirigée,devenue un des rouages administratifs de la machine gouvernementale,s’énerva rapidement.

Sous Constantin , on peut voir ce qu’était devenu l’art officiel del'Empire, et les monuments élevés à la fin du règne de Louis XIV ne valent pas, au point de vue de l’art, ceux que l’on construisait dansla première moitié du \vu c siècle. Toute production de l’intelligence,—et je ne crois pas que l’on nous dénie le rôle de l’intelligence en matière