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Tome premier.
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édifices. Nous sommes peu éclairés sur ces matières ; des traditionsperdues, un enseignement officiel tombé dans le néant, ont laissé échapperde nos mains le fil qui autrefois guidait les architectes dans le dédale deces connaissances mystérieuses si bien exploré jadis par les corporations.Depuis deux siècles, on a traité assez cavalièrement les méthodes em-ployées par nos prédécesseurs dans l’art de l’architecture et qui leuravaient fait produire des chefs-d’œuvre. On aime à se venger des connais-sances qui vous manquent par le dédain; mais au xix c siècle, dédaignern’est pas prouver. On a substitué à des moyens géométriques profondé-ment raisonnés et consacrés par une longue expérience certaines formulesempiriques dont il est absolument impossible de donner l’origine et laraison, par cela même que ces formules ne nous ont été transmises quede seconde ou de troisième main. Ces modestes maîtres des œuvres,regardés d’un peu haut par nos pères-conscrits, ne prétendaient pasimiter les arts de l’antiquité, mais nous les soupçonnons d’avoir connuencore certains principes élevés des anciens beaucoup mieux que nousne les connaissons aujourd’hui et même de les avoir mis en pratique.C’est ce que nous allons essayer de prouver, mais il faut remonter un peuhaut; on me pardonnera, je l’espère, car le sujet en vaut la peine.'Plutarque dit 1 : « Et pourroit-on à bon droit conjecturer que les« Égyptiens auraient voulu comparer la nature de l’univers au triangle,« qui est le plus beau de tous, duquel même il semble que Platon , ès« livres de la République, use à ce propos en composant une figure« nuptiale : et est ce triangle de telle sorte que le côté qui fait l’angle« droit est de trois, la base de quatre ei la troisième ligne, qu’on appelle« soutendue (hypoténuse ), est de cinq , qui a autant de puissance comme« les deux autres qui font l’angle droit; ainsi faut comparer la ligne« qui tombe sur la base à plomb au masle, la base à la femelle et la« soutendue à ce qui naît des deux 5 . » Nous reviendrons tout à l’heuresur cette démonstration d’une importance majeure, comme on le verra.

L’obscurité dans laquelle nous ont jetés les maximes aussi peu rai-sonnées qu’absolues du grand siècle a été percée cependant de notretemps par quelques savants allemands , et chez nous par un très-petitnombre de chercheurs. M. Henszlmann, dans l’ouvrage intiulé : Théoriedes proportions appliquées dans l’architecture, a ouvert la voie à desdécouvertes d’une valeur incontestable, et bien que nous ne puissions,

1 Traité sur 1sis et Osiris. Trad. d’Amyot.

* )| est clair que le triangle rectangle dont la base est 4 qui produit 10 au carré, et lecûté 3 qui produit 9 a pour hypoténuse une ligne qui possède cinq parties et qui est le cotéd’un carré valant 23, 16 -{-9 ~25.