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Tome premier.
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A50 • ENTRETIENS SUR L’ARCHITECTURE.

des œuvres vides d’idées, trop souvent dépourvues de raison, et que l’onne saurait estimer qu’au prix qu’elles ont coûté? « C’est fort cher, doncce doit être beau. »

Le xi\ c siècle est-il condamné à finir sans avoir possédé une architec-ture à lui ? Cette époque si fertile en découvertes, qui accuse une grandepuissance vitale, ne transmettra-t-elle à la postérité que des pastiches oudes œuvres hybrides, sans caractère, impossibles à classer? Cette stéri-lité est-elle une des conséquences inévitables de notre état social ?Dépend-elle de l'influence exercée par une coterie caduque sur rensei-gnement, et une coterie, qu’elle soit jeune ou vieille, peut-elle acquérirun pareil pouvoir au milieu d’éléments vivants? Non, certainement.Pourquoi donc le xix e siècle n’a-t-il pas une architecture? On bâtit partoutet beaucoup ; les millions sont répandus par centaines dans nos cités, etc’est à peine si l’on peut constater quelques essais d’une application vraieet pratique des moyens considérables dont nous disposons.

Depuis la révolution du dernier siècle, nous sommes entrés dans laphase des .transitions, nous cherchons, nous accumulons force maté-riaux, nous fouillons dans le passé, nos ressources se sont accrues; quenous manque-t-il donc pour donner un corps, une apparence originale àtant d’éléments variés? Ne serait-ce pas simplement une méthode?Dans les sciences comme dans les arts, le défaut de méthode, soit qu’onétudie, soit qu’on prétende appliquer les connaissances acquises, ne faitqu’accroître, avec les richesses, l’embarras et la confusion ; l’abondancedevient une gêne. Cependant tout état transitoire doit avoir un terme,tendre vers un but que l’on entrevoit seulement du jour où, las de cher-cher à travers un chaos d’idées et de matériaux de toutes provenances,on se met à dégager certains principes du milieu de ce désordre, à lesdévelopper et à les appliquer à l’aide d’une méthode sûre. C’est là lelabeur qui nous échoit, auquel nous devons nous attacher opiniâtrément,en combattant ces éléments délétères qui s’élèvent de tout état transi-toire, comme les miasmes s’élèvent des matières en fermentation.

Les arts sont malades, l’architecture se meurt au sein de la prospérité,malgré des principes vitaux énergiques; elle sc meurt d’excès joints à unrégime débilitant. Plus les connaissances s’accumulent, plus il faut deforce et de rectitude de jugement pour s’en servir avec fruit, plus il fautrecourir à des principes sévères. La maladie dont l’art de l’architecturesemble atteint date de loin, elle ne s’est pas développée en un jour, oniavoit progresser depuis le xvi‘ siècle jusqu’à notre temps ; depuis le momentoù, après une étude très superficielle de l’architecture unique de Rome ,dont on _ ' "ait imiter certaines apparences, on a cessédese préoccuper