ENTRETIENS SIR I.’aRCIUTECTURE.
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tels, que le promeneur soit garanti contre les agents atmosphériques; lecontraire est taux. Il est vrai qu’une porte doit être faite pour entrerdans un édifice ou pour en sortir, doue la largeur de cette porte doitêtre calculée en raison du plus ou moins grand nombre de personnes quise présentent pour entrer ou pour sortir; mais si serrée que soit unefoule, les gens qui la composent n’ont toujours pas plus de 2 mètresde hauteur, et, en supposant même (pic ces gens soient porteurs delances, de bannières, de dais ou de drapeaux , armés de ces accessoires,ils n’atteindront pas plus de Zi ou 5 mètres; donc faire une portede 5 mètres de largeur sur 10 de haut est absurde. Il est vrai i pi’unecolonne est un support, non une décoration, comme une frise ou unearabesque; donc, si vous n’avez que faire de colonnes, je ne puis m’ex-pliquer pourquoi vous en garnissez vos façades. Il est vrai qu’une cor-niche est destinée à éloigner les eaux des parements; donc, si vousplacez une corniche saillante dans un intérieur, je puis dire que c’estsans raison. Il est vrai qu’un escalier est nécessaire pour arriver auxétages supérieurs d’un édifice; que cet escalier n’est point un lieu destation, mais de passage, et (pie si vous lui donnez une importance re-lative trop grande pour les salles auxquelles il permet d’arriver, vouslaites peut-être un magnifique escalier, mais certainement un contre-sens. Il est vrai que la chose qui porte doit être proportionnée à la chosesupportée, mais que si vous élevez un mur ou des piles en pierres de2 et 3 mètres d’épaisseur pour ne porter que des planchers facile-ment soutenus par un mur d’un mètre d’épaisseur, vous faites une œuvreinexplicable, qui ne satisfait ni mes yeux et mon entendement, et quevous prodiguez inutilement une matière précieuse. Il est vrai que desvoûtes doivent être contre-boulécs par des contre-forts, quelle (pie soit laforme que vous donniez à ceux-ci ; mais c’est mentir que de placer despilastres saillants, des colonnes engagées, des contre-lbrls, si vous n’avezpas de résistance à opposer à des poussées. Il est inutile, je pense, demultiplier ce parallèle. Nous servant de celle façon de raisonner simple,que chacun peut admettre sans être versé dans l’art de l’architecture, etpassant en revue les styles d’arehilceturc appliqués dans l’antiquité, lemoyen âge et les temps modernes, il sera facile de donner à ces diffé-rents styles leur valeur réelle. Nous verrons que les Grecs (leur étal so-cial et le climat sous lequel ils bâtissaient admis) sont restés fidèlesobservateurs de ces principes primitifs, dérivant du plus simple bon sens;que les Homains s’en sont souvent écartés; (pie les architectes laïques del’école française des xu e et xui'siècles s’y sont rigoureusement soumis, etque nous les avons à peu près mis de côté. On pourra donc classer les