DIXIEME ENTRETIEN.
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diverses areliitccliires et les études sur les monuments qu’elles ont pro-duits d’après ce premier précepte, basé sur l'expression vraic ( des be-soins et des nécessités de la structure. Ainsi une petite maison dePompéi , une porte de ville, une fontaine ou un puits, prendront unevaleur d’art supérieure quelquefois à celle d’un palais. En sachant dé-pouiller ainsi le vrai du faux, après mûr examen, nous parviendrons àconnaître les manières diverses de l’exprimer employées par nos devan-ciers, car il ne suffit pas en architecture d’être vrai pour faire uneœuvre recommandable, il faut encore donner à la vérité une forme belleou tout au moins convenable , savoir la rendre claire, savoir l’exprimeravec adresse ; et, dans les arts, tout en s’aidant du raisonnement le plusrigoureux et le plus logique, on reste souvent obscur, rebutant ; on peut,en un mot, faire laid. Alais si parfois les conceptions les mieux raison-nées ne produisent en architecture que des œuvres repoussantes, ja-mais la véritable beauté n’a pu s'obtenir sons le concours de ces loisinvariables basées sur la raison. A toute œuvre absolument belle, ontrouve toujours un principe rigoureusement logique.
Les études dirigées d’abord conformément à ce premier précepte,passons au second : « ...de diviser, dit Descaries, chacune des diffi-» collés (pie j’examinerais en autant de parcelles qu’il se pourrait, et» qu’il serait requis pour les mieux résoudre. » Nous restons encore icisur le terrain de l’étude spéculative; c’est l’analyse poussée j _ ' xdernières limites. En effet, si nous examinons des édifices anciens, nousvoyons des œuvres complètes, achevées, des composés. Nous sommesobligés, pour les comprendre dans toutes leurs parties, de faire un tra-vail au rebours de celui auquel le compositeur s’est livré. Celui-ci aprocédé de la conception première à l’apparence définitive, du pro-gramme et des moyens disponibles au résultat; nous, il nous tantpasser par l’apparence pour arriver successivement à la conception et àla connaissance du programme et des moyens; faire, pour ainsi dire,l'anatomie de l’édifice et constater les rapports plus ou moinsqui existent entre cette apparence qui nous frappe tout d’abord et lesmoyens cachés, les raisons qui en ont déterminé la forme. Celle secondepartie des études, longue, difficile, ardue, est le meilleur exercice auquelon puisse se livrer si l’on veut apprendre ('(«composer, à créer. Pourarriver à la synthèse, il faut nécessairement passer par l’analyse. Or,plus une civilisation est compliquée, plus les monuments qu’elle élèvecachent les ressorts qui ont servi à leur conception, à leur érection, etqui doivent contribuer à assurer leur durée. Si l’analyse d’un templegrec peut être faite en quelques jours, il n’en est pas de même pour une