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Tome premier.
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ENTRETIENS Sl'U I.’ARCIUTECTCRK.

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ces principes, ne dites pas (pic vous êtes les seuls soutiens de l’artantique; et si vous prenez au siècle de Louis \l\ (jnel»jues—uns de scsoripeaux sans reproduire le sentiment de la forme dont on trouve encoreles traces dans ses monuments, ne nous parlez point de traditions respec-tables; car le public, las de tous ces haillons dorés couvrant des corpsmisérables, de cet art sans distinction et sans choix, en viendra àdemander <pi’on le ramène aux pâles et froides copies de l'antiquité sifort en vogue au commencement du siècle, mais qui du moins avaient lecourage de leur stérilité cl ne cachaient point leur sécheresse de concep-tion sous une splendeur empruntée à quelques vieux hôtels du Marais oudu faubourg Saint-Germain.

Pour résumer cet Entretien, nous terminerons en rappelant les condi-tions qui peuvent former l’architecte : la méthode dans l'étude des artsdu passé, en soumettant toujours cette élude au creuset de la raison ;l’observation de certaines lois quand on en vient à la synthèse, à la com-position, lois qui sont, les unes purement mathématiques, les autres serattachant à l’art abstrait. Les premières sont corollaires de la statiqueet se rapportent particulièrement à la construction ; les dernières tou -client aux proportions, à l’observation des effets, à la décoration, auxconvenances déduites des programmes, de l’objet, des moyens donton dispose.

Les études archéologiques nous ont démontré (pie chaque époque del’art possède un style particulier, c’est-à-dire une harmonie, une unitédans la conception de l’ensemble et l’exécution des détails. Il n’y a jamaiseu et il ne peut y avoir un art en dehors de cette condition fondamentale.Ou il faut adopter un de ces styles connus, ou en former un nouveau. Sivous voulez former des divers styles connus un amalgame, les archéolo-gues viennent analyser votre mélange et vous démontrer de la façon laplus logique qu’il est composé d’éléments contradictoires se nuisant et segênant ; or, il faut bien tenir compte de la science, puisqu’elle est. Ce quequelques-uns ont appelé l’éclectisme en fait d’art, l’appropriation d’élé-ments de provenances diverses à la composition d’un art neuf, c’est, àtout prendre, la barbarie, c’est ce qui a été tenté après la ruine des artsde l'antiquité, avant l’avéncmcnt de l’école laïque du xu e siècle. Lors-qu’au xi c siècle, les architectes romans prenaient un plan aux Romains,des détails à l’Orient, des débris aux vieux monuments de l’Empire, unecoupole aux Byzantins , une charpente aux peuples du Nord, personnealors n’était là pour mettre un écriteau de provenance sur chacun de ceséchantillons souvent disparates. Mais aujourd'hui, pour tenter pareillechose, nous sommes trop savants; nous ne ferions plus ces mélanges