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Tome deuxième.
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ENTRETIENS SUR L’ARCHITECTURE.

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que tics vergetés de l’Oise . A-t-on profité de ces apports nouveaux pourdonner à l'architecture aies formes en rapports avec les qualités de eesmatériaux? Point. On s’est contenté de substituer les pierres dures deBourgogne à la roche de Bagneux en conservant les mêmes tonnes, lesmêmes procédés de structure. Les prix se sont élevés, et voilà tout. Si,par aventure, quelques monolithes ont remplacé des assises empilées, ona considéré cela comme une décoration, un objet de luxe, sans chercherà tirer parti de ces éléments nouveaux, soit pour réaliser des économies,soit pour obtenir des effets neufs, ou des résultats utiles.

L’antiquité, le moyen âge, nous ont laissé cependant quantité d’édi-fices dans lesquels la qualité des matériaux employés a fourni aux archi-tectes des éléments décoratifs autant qu’utiles. Il ne s’agirait, pour obtenirles mêmes résultats, que de combattre quelques routines maintenuespar les entrepreneurs de maçonnerie qui en profitent et les opposent faci-lement aux architectes peu préparés, par leur instruction, à ces luttes dechantiers.

Le perfectionnement des engins, les procédés rapides, auraient dûégalement modifier le système de construction, apporter des économiesau lieu d’accroître les dépenses; jamais, cependant, les constructionsn’ont été aussi chères, relativement, qu’elles le sont aujourd’hui.

Les rapports entre la matière et la main-d’œuvre ont notablementchangés depuis le commencement du siècle, il serait sensé de tenir comptede ces changements; des moyens d’extraction plus étendus et plus puis-sants, les transports plus faciles, sont causes que les matériaux nous arri-vent en plus grande abondance, et dans de meilleures conditions; d’autrepart, la main-d’œuvre n’a cessé d’augmenter scs prix; c’est donc sur lamain-d’œuvre qu’il faut d’abord faire porter les économies. Dès lors ilsemble convenable d’employer les matériaux, autant que faire se peut, telsqu’ils sont livrés, en ne leur faisant subir que des transformations peuimportantes. Si l’on peut envoyer sur un chantier des blocs de pierre durecubant deux mètres, sans que le prix du mètre cube en soit augmenté,diviser ce bloc en quatre morceaux, au moyen de la scie au grès, c’estajouter une somme considérable à la valeur du cube. En admettant queles séries des prix, par voie de compensation, ne mentionnent pas celleplus-value, il n’en est pas moins certain qu’elles ont dû en tenir compteen réalité, dans une certaine proportion, et que, dans l’état actuel, l’archi-tecte, qu’il soit ou non soucieux d’économiser sur la main-d’œuvre, payela pierre le même prix. Ainsi ce sont des méthodes vicieuses qui provo-quent l’indifférence des architectes. Ne trouvant nul avantage à les repous-ser, chacun s’y soumet et les ouvrages de maçonnerie atteignent, quoique