DOUZIÈME ENTRETIEN.
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taillés au-dessus do la butée de la colonne c, ainsi qu’il est indiqué en I,afin de bien épauler les voûtes. Les sabots de jonction e, en Ibntc, de-vraient être combinés ainsi que le fait voir le trace A. La surface m, étantdestinée à recevoir la base de la colonne c. et la surface n, le chapiteaude la colonne d. Deux fers à double T, ou des tôles avec cornières rivées,viendraient, celles de tète /, s’assembler en o, celles postérieures dansles rainures ménagées sur les parois du sabot. La plaque de jonction desfers de tète p serait perece pour recevoir le bout des tirons ; les lirons,pour plus de sécurité (car la solidité de l’œuvre dépendrait de leur prisecertaine) seraient doubles, ainsi qu’on le voit en D et en IV, et armés detalons s à leur extrémité , qui entreraient dans une mâchoire ’ _ 'cen t. Une cale traversée par le boulon x forcerait ces lirons à resterda-us leur embrèvement. Le boulon passerait à travers la plaque p, clserait terminé par un écrou. Sur les fers à T doubles ou les plaques detôle avec cornières rivées, on pourrait élever le petit mur de clôture enmaçonnerie ?/. La poussée de l’appentis serait neutralisée par les tirages r.Des tirons posés au-dessus des voûtes en u, à la base du comble, ren-draient solidaires les trapèzes opposés a, e, q, z, lesquels reposeraienten pleine maçonnerie sur leur angle q.
Cet organisme est à coup sûr moins simple que notait celui qui consis-tait dans une suite d’épais contreforts en pierre destinés à buter desvoûtes, mais cependant il est moins dispendieux ; ces combinaisonsd’étais en fer ne pouvant coûter ce que coûteraient ces contreforts avecleurs fondations. De plus, la place est ménagée.
Dans l’ordre des choses de ce monde tout va se compliquant de plusen plus, l’organisme d’un homme est plus compliqué que celui d’un batra-cien. Notre état social est beaucoup moins simple que n’était celui desCrées du temps de Pisistrate ou des Romains du temps d’Auguste.Nos vêtements se composent de vingt ou trente parties au lieu de secomposer, comme ceux des anciens, de trois ou de quatre ; et le bagagescientifique d’un savant grec ne remplirait pas le quart du cerveau d’unbachelier ès sciences de notre temps. Il y a donc quelque naïveté à venirnous dire aujourd’hui que nous devons bâtir comme bâtissaient les Grecs.Tout se lient dans une civilisation, et si l’architecture est arrivée à un étatde crise fort pénible et dangereux, c’est qu’on n’a pas assez songé à luifaire suivre le mouvement intellectuel et matériel de notre temps. Touten cherchant, si l’on veut, à perpétuer ou modifier des formes admisesavant nous, et à les plier tant bien que mal aux nécessités du moment,il serait utile de penser à tirer le meilleur parti possible et le plus ration-nel, de ce que notre temps et nos connaissances nous fournissent.