ENTRETIENS SUR l’aRCIIITECTURE.
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L’étude du passé est nécessaire, indispensable, mais à la condition d’endéduire des principes plutôt que des tonnes.
Substituer à une colonne de granit, de inarbre ou de [lierre, une tigeîle fonte de fer, cela n’est point mauvais, mais il faut convenir <|uc celane saurait passer pour une innovation, pour l’introduction d’un principenouveau. Remplacer un linteau en pierre ou en bois par un poitrail en1er, c’est Ires-bien, cela n’est pas non plus le résultat d’un grand effortde l’esprit. Mais substituer à des résistances verticales, des résistancesobliques, c’est un principe qui peut, s’il n’est complètement neuf, puisqueles maîtres du moyen âge l’avaient déjà admis, prendre.une importancemajeure et amener des combinaisons neuves. Or, l’introduction du ferdans les bâtisses nous permet de tenter des entreprises que les époquesantérieures n’ont fait que pressentir. Depuis vingt ans nous avons vu lesingénieurs tirer un parti tout nouveau du fer employé comme moyen destructure. Du pont des Arts, aux ponts tubulaires, il y a un pas immensede fait, mais ni les ingénieurs, ni les architectes n’ont encore su associerd’une façon réellement satisfaisante la maçonnerie et la structure en 1er;cependant il est bien des cas où le système de bâtisse en maçonnerie nesaurait être remplacé. 11 n’est guère possible d’obtenir un local sain,chaud en hiver, frais en été, soustrait aux variations de la températureà l’aide du fer seulement. Les murs, les voûtes en maçonnerie présente-ront toujours des avantages supérieurs à tout autre mode. Il faut doncse résoudre à continuer, dans bien des circonstances, à employer la ma-çonnerie. Peut-on l’associer à la structure en fer ? ce n’est pas douteux,mais à la condition que ces deux modes de bâtir conserveront chacunleurs propriétés, qu’ils ne s’associeront pas pour s’entre-détruire. Le fer defonte ou de forge est soumis d’ailleurs à des variations avec lesquelles ilfaut toujours compter; on doit donc lui laisser une certaine liberté, ne pasl’englober dans la maçonnerie, lui conserver son rôle indépendant.
De plus, comme point d’appuis, si la fonte de fer présente une rigiditébien supérieure à tous les matériaux qu’emploie la maçonnerie, elle n’ena pas l’assiette. On ne peut donc maintenir ces poiids d’appuis verticale-ment qu’à l’aide d’équerres d’une grande puissance. Cela complique sin-gulièrement le travail, le poids, et par conséquent, la dépense. Si l’on com-binait les points d’appuis rigides en fonte de manière à ce qu’ils pussentse eonlrebuter réciproquement, on éviterait ainsi tout un attirail énormede pièces secondaires.
Supposons qu’on ait à élever, ainsi que cela se pratique souvent dansles villes de province, une grande salle de réunion au-dessus d’un mar-ché couvert, d’une halle. Si nous montons celte salle en maçonnerie sur