lard, cl lorsque nous Imiterons plus spécialement de l’emploi du 1er, nousessaierons de démontrer comment cette matière peut cire décorée, onplutôt quelles sont les formes décoratives qui lui conviennent. Quand onvoit aujourd’hui la grande ferronnerie employée il y a vingt ans dansl'architecture, et que l’on compare ces armatures compliquées, peu résis-tantes, lourdes et dispendieuses par conséquent, à celles adoptées de-puis quelques années à peine, il est impossible de ne pas signaler un pro-grès notable. Sont-ce les architectes en renom qui ont été les promoteursde ce progrès? malheureusement non, ce sont nos ingénieurs ; maisceux-ci soumis, en fait d’architecture, à un enseignement très-borné,n’ont su employer le fer qu’en vue de l’utilité pratique, sans se préoccuperdes formes d’art ; et nous, architectes, qui aurions pu leur venir en aide,lorsqu’il s’agit de la forme, nous avons repoussé au contraire tant quenous avons pu ces nouveaux éléments, ou si nous les avons adoptés, cen’a été qu’en reproduisant ces moyens purement pratiques trouvés par lesingénieurs constructeurs et en les dissimulant, je le répète, sous certainesformes consacrées par la tradition. De là on a conclu, non sans quelqueraison , que les architectes n’étaient pas suffisamment savants et que lesingénieurs n’étaient point artistes. Or, il faut bien reconnaître qu’au -jourd’hui, et en présence des besoins ou des éléments nouveaux, ces deuxqualités de l’artiste et du savant doivent plus (pie jamais se trouver réu-nies chez le constructeur si l’on veut obtenir des formes d’art nou-velles, ou pour parler plus vrai des formes d’art en harmonie avec ceque réclame notre époque. Si nous voyons les choses d’un peu haut etsans préventions, nous devons reconnaître que les carrières de l’archi-tecte et de l’ingénieur civil tendent à se confondre, comme cela était jadis.Si c’est un instinct de conservation qui a fait que les architectes, en ccsderniers temps, ont prétendu réagir contre ce qu’ils regardaient comme lesempiétements de l’ingénieur sur leur domaine, ou repousser les moyensadoptés par ceux-ci, cet instinct les a bien mal servi, et ne tendrait à rienmoins, s’il devait prédominer, qu’à amoindrir chaque jour le rôle de l’ar-chitecte, à le réduire aux fonctions de dessinateur-décorateur. En raison-nant un peu, on reconnaîtrait bien vite que les intérêts des deux corpsseraient servis par leur réunion, car au fond le nom importe peu, c’est lachose qui est essentielle, et la chose c’est l’art. Que les ingénieurs pren-nent un peu de nos connaissances et de notre amour de la forme en tantque cet amour soit raisonné et ne se parc pas seulement du vain nom desentiment, ou que les architectes pénètrent dans les études scientifiques,dans les méthodes pratiques des ingénieurs, que les uns et les autres arri-vent ainsi à réunir leurs facultés, leur savoir, leurs moyens, et à compo-
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