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ENTRETIENS SU U L ARCHITECTURE.
Poursuivons donc nos tentalives; si imparfaites qu’elles soient, ellesn’en montreront pas moins qu’il y a tout à faire dans l’art de la construc-tion j ”luii, et que l’architecture ne prendra une nouvelle formeque si elle se met franchement à la remorque des procédés réellementneufs et raisonnés (jue nous fournit notre temps.
Quelques personnes prétendent encore que l’architecture grecque,essentiellement belle, se prête à toutes les formes ; il suffirait pour réduireleur opinion à néant de leur demander de faire des voûtes à l’aide de lastructure des Grecs qui n’en ont point élevé. 11 est vrai que pour beau-coup d’amateurs, et même pour s artistes, la tradition de l’archi-
tecture grecque consiste à maintenir quelques débris d’ornements ouquelques profils. Ces amis aveugles du grec croient sérieusement suivreles arts du siècle de Périclès , parce qu’ils auront copié sur la façade d’unemaison à cinq étages, un chambranle ou une corniche de l’Atlique. Sansinsister sur ces puérilités, nous sommes forcés de constater que les Grecsn’ont pas jugé à propos de voûter leurs édifices, que les imiter en celace seraient rétrograder quelque peu; que, les Romains ont élevé desvoûtes concrètes cl que les gens du moyen âge en ont fait beaucoup sui-vant un procédé élastique qui présente des avantages. Ce sont là desfaits contre lesquels aucun regret, aucune admiration ne sauraient préva-loir. .Mais les voûtes des Romains exigeaient des culées aussi bien quees voûtes des maîtres du moyen âge. Nous avons fait voir comment lespoussées des voûtes peuvent être neutralisées par un système de tirans,comment quelques combinaisons de voûtes peuvent reposer sur du fer.11 s’agit d’analyser plus attentivement encore les ressources que fournitle fer lorsqu’il s'agit de voûter un édifice, d’examiner s’il n’est pas pos-sible, sans l’aide des tirans, de neutraliser la poussée d’un arc par unecombinaison de la feronnneric avec la maçonnerie.
Soit figure 9, un arc de 10 mètres d’ouverture ; supposons une bandede tôle de 0 m ,£|0 de largeur A cintrée, sur laquelle sont fixées des pa-lettes également en tôle n, de 0 m ,70 de longueur, au moyen d’équerres b,ainsi que l’indique le tracé R. Deux cornières rivées à la bande cin-trée servent à fixer les équerres et à donner du roide à l’ouvrage. Sientre chacune de ces palettes nous posons des claveaux en pierre c oumême en brique e, l’arc ne pourra subir aucune déformation. Le tracéperspectif D fait comprendre le système de cette ferronnerie. En effet,supposons E, un are de tôle, auquel sont fixées des palettes g maintenuespar des entretoises rigides /, il ne sera pas possible d’écarter les deuxpoints t, Je, car tout effort tendant à écarter ces points ne fera que buterdavantage les entretoises f les unes contre les autres. Or, l’are 13,