DOUZIEME ENTRETIEN.
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moment que la structure est bien bandée et qu’elle n’a pas subi unedéformation. Quand une construction est bien établie, que des voûtessont bandées avec soin, l’effort initial que produisent celles-ci est peu dechose, et il suffit d’un faible obstacle pour arrêter son développement.En supposant les arcs et leurs sommiers en pierre, les voûtes en briquescreuses, chacune des jambes de force n’aurait que 15,000 kilogrammesà porter au plus. Une partie de cette charge étant décomposée par l’obli-cité de la jambe de force et répartie verticalement, sur les murs, letirage sur la grande bride inférieure en fer se réduirait à une action" médiocre que le calcul peut donner, mais qui, en tenant compte descharges du mur lui-même au-dessus des sabots et de ce qu’il supportedirectement, produirait un effort effectif sur les brides de 5 à 0,000 kilo-grammes; or ce tirage n’a rien qui puisse inquiéter. Une construction dece genre serait très-économique, car on remarquera qu’il n’est besoinque d’un seul modèle, soit pour les jambes de force, soit pour les sabots,soit pour les chapiteaux.
Sur l’échafaud qui servirait à poser les colonnes inclinées, les cintrespour les arcs (tous semblables) seraient facilement montés; et pour lesvoûtes, en les supposant faites par des procédés particuliers, on peut lesbander sans cintres ou au moins sans couchis, ainsi que nous ledémontrerons tout à l’heure.
Ce mode de structure en fer et maçonnerie remplit les conditions quinous paraissent devoir être admises dans les ouvrages de ce genre,savoir : que les armatures en fer soient visibles, indépendantes, libres,qu’elles ne puissent causer des désordres, par conséquent, dans la ma-çonnerie, soit parleur oxydation, soit par leur variation ; que la maçon-nerie demeure concrète par parties, en conservant cependant, grâce auxpetits arcs en pierre qui portent le tout, une certaine élasticité ; que lesystème de voûtes, n’occupant qu’une très-faible hauteur relativement àla largeur du vaisseau, permette l’ouverture de grands jours relativementélevés, ne demande qu’un cube minime de matériaux et n’exige que desmurs minces, pouvant être (sauf les points d’appui) construits partie enmoellons; que dans l’armature en fer, les pièces assemblées avecboulons, sujettes à rompre ou à briser ces boulons, soient évitées, lesboulons étant uniquement employés pour serrer les tirons avec les bridesou colliers. Ua ligure 13 donne le détail d’un des chapiteaux en fonteen A, avec son bout de lut et son sphéroïde en B; le collier des liranssupérieurs en T; la tète des jambes de force en C; le pied de celles-cien ü, et le sabot en E, avec les branches de tirans F et l’une des ancresen G. Un peut constater ainsi que ces assemblages sont libres, ne pouvant