DOUZIEME ENTRETIEN.
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prevu ù Pavanée. Les diverses parties de l’ouvrage peuvent être disposéesdans des usines ou des chantiers spéciaux et arriver à pied-d’œuvre toutesfaçonnées, de telle sorte qu’il n’y ait plus qu’à procéder à leur montage.
Nous devons tenir compte aujourd’hui dans les constructions, d’unembarras majeur, celui que nécessite l’établissement des chantiers. Laplace est devenue si rare dans nos villes populeuses qu’il sembleraitopportun de chercher les moyens propres à réduire autant que possiblel’étendue de ces chantiers. Pour la maçonnerie particulièrement, l’usaged’amener sur un chantier des blocs de (lierre bruts, dans lesquelsl’appareilleur doit trouver chacun des morceaux qui entreront dans labâtisse, a l’inconvénient de faire accumuler un cube énorme de pierreen pure perte, puisque ce cube sera réduit par la taille. La pierre payantdes droits d’octroi en raison du cube introduit et de transport parchemin de fer en raison du poids, il est clair que si sur chaque bloc depierre, il faut enlever un quart ou un cinquième de ce cube avant de leposer, on a payé les droits d’octroi et de transport pour un déchetqui ne profite à personne, mais dont cependant il faut tenir compte àl’entrepreneur. Ce déchet, que l’on paye sur le chantier à l’entrepre-neur, a payé une portion des droits d’entrée et une portion des frais detransport. La pierre mise en reuvre vaut donc, outre sa valeur réelle, ledéchet et ce qu’a payé ce déchet à l’octroi et à l’administration du che-min de fer.
Si l’appareil, surtout quand il s’agit d’élever de grands édifices, étaitcomplètement fixé par l’architecte lorsqu’il donne les tracés à l’entre-preneur, celui-ci pourrait demander une grande partie de sa pierre auxcarriers sur panneaux, ne serait plus ainsi dans l’obligation de louer etd’occuper des chantiers aussi vastes. Il y aurait économie pour lui, par-tant, marchés plus avantageux pour l’administration ou les particuliers.
Si dans les œuvres légères de maçonnerie, comme les voûtes, parexemple, on employait certaines méthodes qui permettraient d’éviter lesapprovisionnements de matières premières sur les chantiers, si cesœuvres légères arrivaient d’une usine, prèles à être mises en place parparties, on ferait encore une économie sur le montage, la main-d’œuvre etle temps. Les perfectionnements dans l’art de la construction doiventconsister à épargner le temps, la place, la main-d’œuvre superflue,comme celle affectée au montage sur le tas des matières dont unepartie seulement devra entrer dans la structure. A quoi bon, parexemple, monter de l’eau à 20 mètres de hauteur si l’on peut employerune grande partie de cette eau sur le sol ou dans un atelier? N’ost-ce pasun procédé barbare que celui qui consiste à gâcher du plâtre dans des
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