Band 
Tome deuxième.
Seite
96
JPEG-Download
 

96

ENTRETIENS SUR I.’aHCIUTECTURE.

1500 mètres au plus, et en comptant le mètre superficiel de maçon-nerie de ces voùtains, les arcs compris, à ‘250 Kilogrammes, noussommes plutôt au-dessus qu’au-dessous de la réalité. Si nous ajou-tons à ce poids celui du 1er, nous trouvons 43 200 kilogrammes; lepoids total du polyèdre central en 1er et de sa maçonnerie est donc de418 200 kilogrammes. Chacune des huit colonnes porte donc 52 275 ki-logrammes, poids auquel il convient d’ajouter une portion du poids desvoûtes latérales, ce qui porterait la charge sur chaque colonne à60 000 kilogrammes au plus. Il n’est pas malaisé de fondre des colonnesqui puissent supporter ce poids. Mais ces colonnes reposent sur des jambesforce obliques à 45 degrés, lesquelles d’ailleurs n’ont que 6 mètres delongueur. Toute l’attention du constructeur doit donc se porter sur cespoints d’appui obliques. Leur poussée est largement neutralisée par lesmurs des appendices et par la charge qui se reporte sur la tête intérieurede ces murs. Reste donc à empêcher leurs chapiteaux de briser lesbrides qui les maintiendraient à leur place. Or ces brides seraient d’unepuissance considérable puisqu’elles peuvent se doubler, se quadruplerdans la hauteur de la balustrade des tribunes. La voûte centrale, enserréepar les entretoises posées entre elle et la maçonnerie bien épaulée, et parles voùtains latéraux, ne peut se déformer dans aucun sens. L’armatureen fer reste indépendante partout et ne forme que les cordes des arcs enmaçonnerie. Les assemblages peuvent sans aucun danger rester gais defaçon à ne pas gêner la dilatation, puisque tout le système de l’armatureconsiste dans la combinaison des pièces formant toujours, là ou il n’y apas de points d’appui, le sommet d’une pyramide. Admettant un mouve-ment dans une structure aussi étendue, il ne saurait présenter de danger.Les voùtains indépendants les uns des autres, comme les remplissagesdes voûtes d’arêtes gothiques, sont faits pour suivre ces mouvementssans occasionner des brisures ou des dislocations. Si l’on voulait se ren-fermer dans des conditions d’économie, il serait possible de n’élever enpierre de taille que les angles du périmètre; tout le reste, et notammentles grands tympans des quatre croisillons, pourraient être construits enmoellons avec arcs de décharge en pierre ou en brique.

Le cube de la pierre de taille serait de 3844 mètres pour la salle,non compris les dépendances. En comptant ce cube eu moyenneà 120 francs, on obtient une somme de. 461 280 lr.

Le cube de la maçonnerie en brique serait de1500 mètres; à 70 francs le mètre, le produit serait de 105 000

Le cube de maçonnerie en moellons serait de28 000 mètres, déduction faite des baies; à 12 francs, ci

336 000