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Tome deuxième.
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DOUZIEME ENTRETIEN.

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lin examinant les cristaux naturels, par exemple, on trouverait lesdispositions les mieux applicables à des voûtes partie en fer, partie enmaçonnerie. La plupart de ces polyèdres donnés par la cristallisationprésentent des dispositions de plans permettant non-seulement l’emploide la ferronnerie en grandes parties pour couvrir des espaces considé-rables, mais aussi des tonnes dont l’aspect serait très-satisfaisant. Quandil s’agit de l’emploi de matières nouvelles, il ne faut rien négliger, cher-cher un enseignement partout et particulièrement dans ces principesnaturels de la création, dont nous ne saurions trop nous inspirer s’il fautcréer à notre tour.

Supposons que nous ayons à élever un édifice de cette dimension ; enfermant ce vide énorme à l’aide des procédés de structure admis par lesarchitectes romains ou meme par ceux du moyen âge, on pourra sup-puter facilement la surface 'qu'il sera nécessaire de donner aux pleins,comparativement aux vides, pour eonlrebuter une voûte en maçonnerieayant 15 mètres de plus que la calotte de Sainte-Sophie de Constanti-nople . Ce n’est pas exagérer de dire (pie cette surface des pleins devraitêtre au moins trois fois plus considérable que celle donnée dans notreplan. Serait-il possible même d’établir sur ces dimensions une voûtespbéroïdale en maçonnerie sur pendentifs? On ne l’a jamais tenté. Mais,objectera-t-on, quelles preuves apportez-vous de la stabilité du systèmeindiqué ici? Ceci n’est qu’une hypothèse; en la supposant ingénieuse,elle ne peut valoir une expérience. Je ne saurais, il est vrai, bâtir unesalle de cette dimension pour prouver la valeur du système. Je ne puisqu’appuyer cette valeur sur le raisonnement.

D’abord remarquons que la voûte principale, celle qui remplace lacalotte en maçonnerie d’une coupole sur pendentifs, est dans œuvre,isolée des points d’appui en maçonnerie par un intervalle de 5 â 6 mètres ;que l’annaturc en fer de cette voûte centrale est composée de membrestous égaux entre eux, possédant des assemblages semblables et formanttous, â la réunion des trois membres, une pyramide suivant les mêmesangles; que, par conséquent, n’v eût-il pas d'assemblages, ces troismembres se butent de façon à ne pouvoir permettre à ces sommets depyramides de se déformer; que ces membres rectilignes, surmontésd’arcs en maçonnerie portant les remplissages des voûtes, sont roidiset ne peuvent se chantourner; que leur dilatation reste libre puisquechaque maille du réseau est surmontée d’une voûte indépendante de savoisine ; que, d’ailleurs, la totalité des voùtains posés sur le polyèdrecentral ne pèserait pas plus de 375,000 kilogrammes; car la surfacedéveloppée de ces voùtains (du polyèdre central seulement) est de