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ENTRETIENS SUR L ARCHITECTURE.
pour établir les avantages qu’il y aurait, au point de vue de l’économie etde la rapidité d’exécution, à employer simultanément le fer et la maçon-nerie dans nos monuments d’utilité publique, surtout lorsque ces monu •ments sont destinés à contenir la foule et à lui offrir de vastes espaceslibres, couverts par des voûtes, à l’abri, par conséquent, des variationsde l’atmosphère.
11 est aujourd’hui, dans l’art du constructeur, un élément dont il fautabsolument tenir compte : c’est l’économie. Les architectes, comme lesingénieurs, sont accusés de dépasser leurs devis sans scrupules. 11 estévident cependant que l’ordre des budgets étant admis, les excédantssur les prévisions des dépenses deviennent un embarras et une cause dedésordres continuels. Cette question est délicate et demande quelquesdéveloppements. La plupart des constructions élevées pour les particu-liers sont soustraites à cet inconvénient, au moyen des marchés à maxi-mum. On sait que les marchés à maximum sont de véritables marchés àforfait, sans les dangers attachés à ce mode. En effet, le marché à forfaitordinaire limite la dépense dans un chiffre établi par avance; mais, dansce cas, les entrepreneurs ont intérêt à exécuter les travaux au-dessousdu prix fixé, afin d’augmenter leurs bénéfices, à ne pas atteindre lasomme des prévisions. Si active et intelligente que soient alors la direc-tion et la surveillance de l’architecte, celui-ci se trouve sans cesse placéentre ces deux écueils : ou de ruiner l’entrepreneur, ou de ne livrerqu’une construction dont la valeur n’atteint pas le prix fixé et payé. Cessortes de marchés ont donc quelque chose d’immoral qui répugne non-seulement aux architectes, mais aux administrations. Le marché à maxi-mum n’a pas le même caractère, en ce qu’il permet de vérifierle travail fait et de ne le payer qu’en raison de sa valeur réelle s’iln’atteint pas le maximum établi; donc les entrepreneurs ont intérêt, sinonà dépasser, au moins à atteindre le chiffre fixé dans les estimations.Cependant ce mode n’a pas été encore admis d’une manière régulièrepar les administrations placées à la tête des travaux publics.
Les administrations se contentent d’établir des séries de prix parnatures d’ouvrages, de faire soumissionner ces prix par les entrepreneurspar voie d’adjudication, et de charger l’architecte ou l’ingénieur dediriger l’œuvre qui sera payée, une fois faite, suivant ces prix. Mais si lecube ou le poids des matériaux, si la main-d’œuvre dépassent les prévi-sions des devis, ces plus-values sont dues aux entrepreneurs, et par lefait, personne n’est responsable de ces excédants. On peut blâmer l’in-génieur ou l’architecte, on peut les accuser d’imprévoyance ou d’inexpé-rience, mais on ne saurait aller au delà puisqu’au total l’ouvrage l'ait
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