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Tome deuxième.
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DOUZIEME ENTKKTÏfcN.

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représente bien réellement une valeur dont l’administration prolitc seule.Il est clair que si l’on venait dire à un architecte ou à un ingénieur qu’ildevra payer les excédants de dépense sur les prévisions des devis qu’ilaura établis, il pourrait répondre qu’une partie de l’édifice terminélui appartient puisqu’il l’aurait payée de ses deniers. Si l’architectereçoit des honoraires proportionnels sur le montant des mémoires réglés,on serait, dans le cas d’un excédant de dépenses non motivé suffisam-ment, en droit de ne lui point payer ses honoraires sur ces excédants,puisqu’on pourrait le soupçonner de ne les avoir provoqués que pouraugmenter le chiffre de ces honoraires; mais si, comme cela se fait [tourle service des ingénieurs et pour le service des architectes de la ville deParis et de quelques départements, ces agents reçoivent des appointe-ments fixes, ils ne sauraient encourir d’autre responsabilité que celleadmise par le code civil.

Par le mode des appointements, ces agents ne sont plus (pic des em-ployés sous une administration seule responsable; ce sont des intendantschargés de faire faire les dépenses, d’en fournir l’état; l’administrationn’a plus qu’à payer, quitte à blâmer ces agents s’ils ont laissé dépenserau delà des sommes fixées aux budgets.

Dans cette situation, une administration ne peut que s’en prendre àelle-même si ses employés ou intendants n’entrent pas dans ses vuesd’ordre et d’économie, ou même s’ils ont été impuissants à s’opposer auxtendances dépensières des entrepreneurs.

Quelques-uns ont pensé qu’en amoindrissant la position de l’architecte,qu’en le plaçant d’une façon plus absolue sous la main de l’administra-tion, qu’en n’en faisant plus qu’un commis, cette administration seraitplus maîtresse de régler ses dépenses et d’en établir le juste emploi.

L’expérience a démontré que c’était là une idée fausse. Plus la positionde l’architecte a été abaissée, moins les chefs de l’administration ont purégler les dépenses. Diminuant la valeur de l’intermédiaire entre eux etles entrepreneurs, ils ont diminué leur responsabilité, partant, lesgaranties.

D’ailleurs, si nous allons au fond des choses et si nous voulons remé-dier au mal signalé, non sans raisons, il faut en chercher les causes.Il est commode de jeter le blâme sur des corps qui n’ont aucun moyende répondre puisqu’ils sont sous la main d’administrations puissantes, etde rendre ces corps responsables de fautes dont souvent ils n’ont pointété la cause première. Dans maintes circonstances, des budgets dedépenses de bâtiments sont établis sur des données insuffisantes, et lesprojets ne sont donnés à l’étude que sur cette première base. Or, ces