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Tome deuxième.
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etablissements d’utilité . , ne peuvent toujours convenir aux chan-

tiers des architectes et à la nature des travaux qu’ils ont à diriger. Ceschantiers sont étroits ou très—éloignés des bâtiments, et les constructeursn’ont souvent, pour se mouvoir, que remplacement même sur lequel ilsdoivent bâtir. Les engins perfectionnés applicables alors ne sont que desascenseurs, et quelques petits chemins de fer disposés sur le sol ou surles échafaudages de charpente.

Pour les fouilles et terrassements, la difficulté d’appliquer des moteursà vapeur est [dus grande encore pour les architectes, dans les villes,puisque ces fouilles arrivent, dix-neuf fois sur vingt, en bordure sur la voiepublique et qu’il faut alors avoir recours aux banquettes, au pelletage, auxtombereaux, procédés et moyens de transport qui encombrent ces voiespubliques. On pourrait semble-t-il améliorer cependant ces moyens toutà fait primitifs. On ne saurait dire pourquoi, par exemple, on n'emploiepas des ascenseurs â chapelets, pour enlever les terres des fouilles et lesdécharger dans les tombereaux ; pourquoi ce véhicule, le vieux tombereau,ne subit aucun perfectionnement et n’est [tas remplacé par des lardiersauxquels seraient suspendues des caisses pouvant être déchargés en toussens comme les wagons de terrassement des chemins de fer. Ces moyensde transport seraient moins dangereux que ne le sont les tombereaux. Lesfardiers munis de roues à grand diamètre, seraient moins lourds à tireret seraient beaucoup moins fatigants pour les limoniers. Le déchargementdes terres ne risquerait jamais d’entraîner voiture et chevaux le long destalus, comme cela arrive parfois.

Toutes ces questions sont laissées à résoudre aux entrepreneurs, et ilest rare que les architectes s’en préoccupent. Les entreprises n’étant pasgénérales, mais étant au contraire soumissionnées par natures de travaux,chaque entrepreneur n’agit que dans la limite exacte de son marché et necroit avoir aucun intérêt â prendre des mesures avantageuses à l’œuvrecommune. Il en résulte que, dans les constructions d’architecture quidemandent le concours d’un grand nombre de corps d’états, chacun esttenu d’employer les procédés qui lui paraîtront propres â mettre en placeses matériaux ou produits. De là du temps et des forces perdues. Lemaçon qui, de tous les entrepreneurs, est celui qui demande les engins lesplus puissants et les moyens de pose les plus complets, est souvent contraintpar ses marchés de permettre au serrurier par exemple, ou au charpen-tier, de monter les pièces de fer ou de bois â l’aide des engins disposéspour l’œuvre de maçonnerie ou bien encore de laisser les échafauds qu’il apu disposer pour les ravalements, jusqu’au moment où les sculpteurs ontfini leur travail ; mais ce sont lâ des mesures de détail.