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Tome deuxième.
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TREIZIÈME ENTRETIEN.

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Si les monte-charges à vapeur, ou hydr ” . , ou à gaz, sont déjà,

sur les anciens ascenseurs à bras, la marque d’un progrès 1res-notable,on ne voit pas que les moyens de bardage sur le tas soient plus écono-miques, plus sûrs cl plus rapides que parle passé. Cependant les chèvresroulantes avec verge allant poser la pierre à la place qui lui est destinéeparaissent devoir remplacer bientôt les équipes fixes; dans quelques grandstravaux, on lait usage des chemins de fer au sommet des échafauds,munis de chariots pouvant, à l’aide de plaques tournantes, poser lespierres sur tous les points. Mais ce sont là des procédés qui ne sont appli-qués qu’à des ouvrages d’une grande importance et qui n’ont pas étéintroduits dans les constructions ordinaires.

En ces temps-ci, où l’industrie satisfait à toutes les exigences, il sem-blerait que nos constructions des villes devraient s’élever sans embarrasaucun, sans gêne pour la circulation et les voisinages, avec la précisionque les moyens mécaniques modernes permettent d’atteindre. Il est évidentqu’il reste beaucoup à faire pour tirer de ces moyens mécaniques tous lesavantages que le public est en droit de réclamer lorsqu’il s’agit de con-structions privées.

Dans beaucoup de localités, en France , les directeurs de travaux ontpour habitude de faire venir des carrières la pierre dure toute taillée surpanneau. Cette méthode présente certains avantages qu’il est bon designaler. Elle n’oblige à transporter que le cube et par conséquent lepoids exact de la pierre à employer ; elle évite les locations de chantierspropres à déposer la pierre pour être taillée; elle interdit l’envoi dematériaux défectueux, la taille faisant paraître ces défauts tels que fils,moies, etc. Elle exige de la part de l’architecte une étude très-complète del’appareil, la rédaction de calepins ; puisque chaque morceau commandé àla carrière doit venir prendre exactement la place qui lui est destinée sur ledessin. Il ne faut pas se dissimuler que ces moyens matériels d’exécutionont une influence sur l’architecture; et c’est pourquoi beaucoup tropd’architectes les repoussent comme gênant leurs conceptions. Dans lescontrées où la méthode qui consiste à faire tailler la pierre dure sur pan-neaux envoyés à la carrière est appliquée, les édifices présentent sou-vent une structure franche et simple qui n’est pas sans charme, indépen-damment des formes plus ou moins heureuses de l’architecture. Oncomprendra que quand il s’agit de donner des calepins propres à permettrede tailler la pierre loin du chantier, il faut simplifier les coupes autantque possible, éviter les difficultés qui demanderaient des explications ver-bales, les évidements, et surtout les à peu près. Les Grecs taillaientleurs pierres à la carrière, épannelées très-près et n’exigeant plus qu’un