qi:inzii:mi; estiietien.
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lion dans leur architecture, pondant plusieurs sièeles. (’,’esl ainsi qu’ilsoui taille îles sarcophages de granité on de basalte en donnant à leursparois l’apparenee d’un ouvrage de menuiserie, Ce mode décoratif s’ex-plique elic/. des peuples qui prétendent conserver certaines formes tradi-tionnelles, consacrées par un culte religieux, maintenues par une puis-sante théocratie; elles ne sauraient être admises dans nos civilisationsoccidentales depuis l’apparition du génie grec. Et en effet, si les Ioniensde l’Asie ont cru devoir maintenir cette sorte de transposition des formes,les Doriens n’ont pas procédé de la même manière. Leurs plus anciensédifices nous montrent déjà des formes appropriées à la nature de la ma-tière employée. Je sais bien qu’on a voulu voir dans le temple dorien,par exemple, une imitation de pierre d’une structure de bois, mais c’estlà, semble—t—il, une de ces hypothèses plus ingénieuses que vraies ; nouscroyons l’avoir démontré dans le deuxième Entretien (1) et nous ne re-viendrons pas sur ce sujet, d’autant que cela n’cmpêeherail pas de répé-ter longtemps encore que la cabane de bois est l’élément générateur dutemple grec dorien. Ce qui ne saurait être contesté, c’est (pie le galbe duchapiteau, les " ’c la corniche, n’ont aucune analogie avec les formesque l’on peut obtenir en façonnant le bois. Les chapiteaux égyptiens pri-mitifs sont bien évidemment une imitation de la (leur du lotus, ou d’uneréunion de boulons de lotus, mais le chapiteau dorique grec n’imite aucunvégétal, et serait fort difficile à trouver dans un morceau de bois taillé.Son galbe atteste la forme qui convient à un support de pierre. Il n’estpas besoin d’être praticien consommé pour le reconnaître. On a vouluvoir aussi, dans les triglyphes, des bouts de poutres, mais outre que lesbouts de poutres ne pourraient apparaître sur les quatre faces d’un édi-fice, pourquoi cannelcr les bois se présentant de bout ; on peut facile-ment eanneler du bois de fil , mais du bois de bout, cela n’est ni aisé nisensé. Nous voyons dans les triglyphes des pileltes de pierre entre les-quelles sont pusées les métopes qui ne sont qu’un remplissage. Il sembleque cela est bien [dus conforme au sens commun; or puisque les Grecscanuelaienl leurs colonnes pour accuser nettement leur fonction de sup-port vertical, il était naturel de eanneler les piletles de l’architrave quiremplissent la même fonction. Le bois n’a rien à faire ici pour expliquerles formes données aux triglyphes. .Mais n’insistons pas sur ces puérilitéspassablement banales.
Dans les édifices élevés par les (frees doriens, la peinture a toujours étéadmise tant à l’extérieur qu’à l’intérieur comme moyen décoratif. Les
(1) Voy. I. I, p. 3ti et suivantes..