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Grecs tic la bonne antiquité n’employaient pas les marbres de couleurdans les grandes constructions. Ils les élevaient en pierre ou en marbreblanc, revêtaient cette pierre monochrome d’un stuc très-fin et le colo-raient, si c’était le marbre qu'ils employaient, ils le choisissaient blanc etle coloraient sur toute sa surface, l.a couleur était donc un des moyensles plus puissants de décoration, elle servait à distinguer les membres del'architecture et à détacher les plans de la structure. Mais, — et c’est làoù apparaît la finesse du génie grec, — comme il faut, surtout sous cesclimats, compter avec la lumière du soleil, les artistes grec sentaient qu’ilfallait, dans un édifice, toujours de dimensions assez restreintes, faire pré-dominer les lignes verticales sur les lignes horizontales ou celles-ci surles lignes verticales , donc, tous leurs profils sont faits sur les membreshorizontaux; là ils sont fortement accusés; ils les refouillent même pourobtenir des filets d’ombres vifs, comme des lignes tracées à l'encre surun dessin, tandis qu’ils laissent aux membres verticaux des formes unieson très-légèrement profilées. Les lïïts des colonnes sont à peine rayés decannelures très-peu profondes, (pii ne tendent qu’à faire valoir à l’œilleur surface cylindro-conique. Prenez un temple doricn des beaux tempset vous ne trouverez pas une seule moulure verticale; tout le profilage est*horizontal et très-vivement galbé. 11 résultait de ce système que les sur-faces se distinguaient par des tons différents et que l'ensemble était forte-ment rayé d’ombres horizontales qui tranquillisaient les yeux et empê-chaient ces colorations diverses de papilloter. Dans ces temples, lasculpture n’apparait que rarement, et seulement dans les métopes et lestympans des frontons ; encore cette sculpture n’est-elle point ornemen-tale, mais représente des sujets. Le [dus habituellement, la décorationproprement dite est obtenue à l’aide de la peinture. Parfois des perlés très-délicats accompagnent les moulures horizontales, et cela avec une extrêmediscrétion.
Ce n’est guère qu’à dater de Périclès , dans l’Attiquc, que la décorationsculpturale s’attache aux édifices, encore est-elle [date, line, déliée etsemble faite pour appuyer la peinture en lui donnant du relief. On peutdonc admettre, en règle générale , (pie toute la décoration de la belle ar-chitecture grecque ne consiste que dans un prolilage horizontal, très-judi-cieusement tracé, en raison de l’effet de la lumière et en des tons colo-rants sur la disposition harmonique desquels nous aurons à revenir.
Si les Grecs ne conservèrent pas toujours cette admirable sobriété demoyens qui cependant produit un effet si puissant, du moins ne tom-bèrent-ils jamais clans les écarts décoratifs auxquels leurs prétendus imi-tateurs se sont laissé entraîner. Et même lorsque l’empire romain vint