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Tome deuxième.
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ENTRETIENS SUIt L ARCHITECTURE.

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devait tirer de la structure romaine, et après s cire soumis longtemps, àn’ètre que le décorateur de cette structure, il allait la modifier en la tai-sant concorder avec le mode décoratif. Certes l'exécution de la décora-tion du Panthéon d’Agrippa est de beaucoup supérieure à celle de l’églisede Sainte-Sophie de Constantinople , mais si peu que l’on veuille raison-ner, la décoration de ce dernier monument est bien autrement liée à lastructure que n’est eelle du Panthéon ; si, dans l’église de Sainte-Sophie ,on signale le mode de placage, du moins ces placages ne composent-ilsqu’une tapisserie, et les ordres remplissent une fonction utile, néces-saire.

Avant de nous occuper de la décoration byzantine , il est bon d’exami-ner comment ces populations grecques de la Syrie, voisines de Con-stantinople , comprenaient l’art décoratif. Nous allons [(rendre un desexemples les plus simples de cette architecture syriaque, un des plusvulgaires, afin de mieux faire ressortir le sens véritable de ee génie grec,si souple, qui se transformait si facilement sans abandonner les principesvrais. Tout le monde a vu les maisons gréco-italiques de Pompéi , ou dumoins connaît ces habitations [tardes reproductions assez fidèles ; il n’estdonc pas nécessaire de faire ressortir ici le côté pratique de celte archi-tecture privée, aussi bien que sa grâce et son élégance si parfaitementd’accord avec les besoins et les mœurs des populations, biches ou sim-ples, les maisons de l’ompéi ont une égale valeur au point de vue de l’art,et leur décoration donne l’empreinte de ces mœurs. Ces bourgades desbords du golfe de Naples, élevées dans un pays riant, riche en maté-riaux, en ressources de toutes natures, avaient une existence facile, élé-gante, qui se peint dans leurs bâtisses. Autres étaient ces petites villessemées dans les environs d’Antioche , sur la route suivie par les ca-ravanes qui faisaient le commerce de la Perse et du golfe Arabique avecConstantinople . Elevées dans une contrée aride, sous un ciel brûlant enété, capricieux en hiver, leur seule raison d’exister était le passage in-cessant de ces caravanes. Sur ce sol, pas de rivières, à peine quelques tor-rents; pas de bois, de la pierre partout. Or, les ruines d’un grand

nombre de ces petites cités existent encore, et laissent voir des habita-tions presque intactes, d’autant que sur une partie du territoire qu’ellesoccii|)aient, le bois manquait si complètement que toutes les parties de laconstruction étaient laites de pierres, jusqu’aux vantaux des [tories. Lesplanchers se composent de grandes dalles posées sur des linteaux ou desarcs. Il en est de même des terrasses. Il semblerait qu’avec des moyensaussi bornés, ces habitations devaient ressembler à des terriers. Point,le Crée sait encore mettre de l’art dans ses constructions primitives, et