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ment et intérieurement suivant des modes très-divers; et, en effet, lors-qu'on trouve mi de ees édifices entièrement dépouillé de sa décoration,dix architectes pourront lui supposer dix décorations différentes. Il n’ensaurait être ainsi du monument grec puisque sa décoration dépend de lastructure même. Les variantes ne portent que sur des détails de peud’importance ou sur le mode de peinture, et encore, y a-t-il pour celui-cides lois déduites de la structure, qu’un architecte tant soit peu instruit11e méconnaît pas.
Supposons la rotonde du Panthéon de Home, privée entièrement descs ordres intérieurs, de scs marbres, de ses bandeaux. Qu’aucune tracede cette décoration toute d’emprunt ne subsiste, qu’on en ait perdu jus-qu’à la tradition, et que l’on charge plusieurs architectes de rétablir cettedécoration, il est évident que chacun d’eux donnera une étude différente.Comment supposer que ces grandes niches sont fermées par une clôturede colonnes? Y aura-t-il dans la hauteur du tambour deux ordres, troisordres superposés? 11’y aura-t-il qu’un seul ordre, ou n’y en aura-t-ilpoint? Hicn en effet, dans la structure, n’indique cette décoration toutede placage et cependant d’une extrême importance.
11 11’est pas d’architectes qui n’aient entre les mains des recueils d’édi-lices romains, bâtis suivant la méthode romaine et non suivant la méthodegrecque, ne confondons pas. Qu’ils veuillent, par la pensée, supprimerce qui constitue la décoration de ces édilices et ne voir que la structure ;et, <pi'oubliant, s’il est possible, les traditions, ils cherchent à reconsti-tuer celte décoration d’une manière rationnelle? on peut parier qu’ilss’éloigneront beaucoup du fait existant. Je n’insisterai pas sur ce point,déjà traité dans les Entretiens. On peut prendre goût à la décoration ar-chitectonique de l’Empire, on ne saurait l’expliquer autrement que parle désir d’employer beaucoup de matières précieuses et de faire paraded’un luxe dont nous admettons d’ailleurs la puissance et la grandeur. Ilfaudrait faire des exceptions certainement en faveur de quelques monu-ments mixtes, tels (pie les basiliques, par exemple, dans lesquelles la dé-eoration était appropriée à l’objet et tenait de la structure: mais la basi-lique 11’est pas l’édifice vraiment romain, elle est un composé grec etoriental.
A mesure que l’empire romain tendait à déplacer son centre et àle reporter vers l’Orient, le génie grec reprenait l’influence qu’il avaitexercée sur les arts de l’architecture avant l’apogée de la puissancee impé-riale. Lui aussi s’était conformé au temps, au besoin de la société telleque l’avaient faite les Romains; il ne s’était pas borné a continuer ou àressaisir les formes admises sousPériclès, il avait compris le parti que 1 on