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mentsde la Home antique■ étaient chargés de sculptures, s’est cru obligé derépandre sur son archilecturequantité de bas-reliefsou de statues. D’ailleurs,les édifices qu’il donne sont parfaitement de son temps et français du Nord.Eh bien, ce miniaturiste a su toujours placer la statuaire sur ses maisons,palais, temples, tours, etc., de la manière la plus heureuse et la plus pitto-resque, tant cette bonne habitude s’était alors conservée chez nous. 11 s’agit,par exemple, d’une tour de beffroi ; le miniaturiste, auquel la sculpture necoûtait rien, imagine d’orner celte tour (fig. 1) de deux zones de sujetsronde bosse. N’y a-t-il pas là une idée vraie exprimée avec franchise etclarté? Certes, cet artiste, fort ordinaire, ne s’est pas creusé le cerveaupour trouver cela; il n’était que l’expression, pour ainsi dire incon-sciente, des idées d’art de son temps, et ces idées étaient justes. D’ailleursne faisait-il là que reproduire des dispositions analogues à celles qui frap-paient ses yeux. La porte du château de la Ferté-Milon nous en fournit unepreuve. Cette porte est une des belles conceptions de l’architecture féodaledu moyen âge, si variée, et dans laquelle les parties décoratives sont sibien d’accord avec les nécessités impérieuses de la défense et l’aspect sévèreque doivent conserver ces sortes d’édifices. La planche XXXI donne lavue perspective de cette porte, dont le plan et la coupe sont tracés, pour^intelligence du lecteur, figure 2. Ce tracé fait voir que le grand arc quiréunit les deux grosses tours est un immense mâchicoulis décoré extérieu-rement par un bas-relief représentant le couronnement de la Vierge. Dansles châteaux bâtis par Louis d’Orléans , vers 1400, il y a toujours, surla façade, un sujet relatif à l’histoire de la Vierge. A Pierrefonds, c’estune Annonciation. Cela importe peu, il ne s’agit ici que delà compositionau point de vue sculptural. Chacune des tours était en outre décorée d’unestatue colossale d’une des neuf preiises , comme au château de Pierre-fonds les tours étaient décorées des statues des preux: c’était un moyen deles désigner, de leur donner un nom. On observera que les niches quientourent ces statues sont posées latéralement et du même côté, par rap-port aux becs saillants ou aux éperons qui renforcent ces tours contre lasape et qui augmentent les flanquements. Une disposition nécessaire à ladéfense a fait poser (voy. le plan) ces éperons obliquement, et l'architectea placé les statues sur le côté qui fait face à la partie du terrain voisind’où l’on découvrait le mieux le château. Voilà des gens qui ne sepréoccupent que médiocrement de la symétrie, mais qui entendent à mer-veille l’effet pittoresque, que ne dédaignaient point les Grecs Cette façond’affiche posée sur les parois d’une tour pourra sembler étrange à plusd’un artiste et n’avoir pas demandé un grand effort d’imagination. C’estprécisément cette ernnerie (qu’on me passe le mot) dans la simplicité du