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Tome deuxième.
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DIX-SEPTIÈME ENTRETIEN

Sl : H l.’AltClHTKCTliliK ['RIVÉE

Les événements désastreux qui viennent de s’ai _ " ■, prévus depuislongtemps par les esprits (|ui ne se laissaient pas éblouir à l'aspect d’uneprospérité [dus brillante que solidement établie, doivent avoir une influenceradicale sur nos mœurs, nos habitudes, notre système d’enseignement,sous peine de voir notre malheureux pays frappé d’une décompositionhâtive. Nous devons être convaincus aujourd’hui que le luxe ne constituepas la vraie grandeur, que les privilèges accordés à un enseignementofficiel sans responsabilité, sont loin de satisfaire à tous les besoins denotre temps et ne font que nous assurer, à un moment donné, l’inférioritéen face de nos rivaux, en nous donnant une confiance en nos moyensque l'expérience ne justifie pas. Combien de fois, pendant ces journéesmarquées toutes par de douloureux mécomptes, n’a-t-on pas eu à constaterl’insuffisance de ces corps privilégiés (pii, au dire de leurs partisans,devaient nous assurer, en toute chose, la supériorité sur nos voisins.Administration, guerre, sciences et arts, tout était chez nous placé sous lamain de ces corps irresponsables, infatués de leurs doctrines et règlements,repoussant le concours de l’initiative privée, prétendant suffire à tout etnous préserver de tous les périls. En face des désastres qui, coup surcoup, sont venus nous frapper, qu'ont fait ces institutions enviées,disait-on, par l’Europe ? Elles ont laissé non-seulement le pays dépourvude tout, mais elles ont gêné l’action de l’initiative privée; elles ont, enprésence de l’ennemi, trouvé le temps encore de faire prévaloir lesquestions de personnes et de défendre pied à pied leurs privilèges, leursroutines. N’ayant su ni prévenir, ni prévoir, s'étant, avec un dédain