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s’il attache chaque jour nn prix plus élève à des bibelots auxquels le tempsa donné, à ses veux, une sorte de consécration, si la vogue s’adresse il desouvrages d’ordre secondaire, c’est (juc vous, Académies ou écoles, vousne remplissez pas la mission à laquelle vous étiez appelées; c’est qu’en unmot, vous êtes inutiles. Alors, si l'Etat vous soutient encore, c’est par desmotifs étrangers à l’art ; c’est pour obéir à certaines traditions sur la va-leur desquelles il s’abuse, et plutôt, bien plutôt encore par des considé-rations de personnes. Il ne faut pas se faire d’illusions : toutes les fois quel’Etat s’occupe de questions émanant du domaine intellectuel, en dehorsde la politique, il ne voit plus que les questions de personnes. Il s’agitpour lui de ne se point brouiller avec tel corps qui pourrait lui causerdes embarras, et de le ménager pour s'en servir au besoin. Quant auxquestions de principes, en dehors de la politique et de la morale publique,il s’en soucie médiocrement, ou plutôt n’y entend rien; il les trouvegênantes. C’est pour cela que l’État est exploité par les corps qu’il pré-tend protéger et tenir sous sa main, et c’est pour cela qu’il a tort deleur accorder une protection spéciale, autre que celle qu’il doit à tousles citoyens.