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convenable. Les bâtiments, simples en épaisseur généralement; lesdistributions larges ne conviennent plus à nos habitudes, mais remplis-saient exactement les programmes donnés à celte époque.
On n’ignore pas qu’alors, les rues les plus spacieuses, à Paris ,atteignaient à peine 10 mètres de largeur. On en conclut que les habitationsétaient- étroites, manquaient d’air et étaient par conséquent malsaines,lin cela comme en bien d’antres choses nous jugeons un peu à la légère.
L’espaee qui manquait à la voie publique prolitait aux habitationselles-mêmes. Beaucoup de ces hôtels et même de ces maisons, quidonnaient sur des rues d’une largeur à peine suffisante pour laisser passerdeux voitures de Iront, possédaient cours et jardins.
Lorsque l’édililé dernière a percé ces grandes artères (dont noussommes loin de blâmer l’utilité et la convenance) à travers des quartiersqui paraissaient composés de maisons sordides prenant leurs jours sur desrues étroites, on a été fort surpris de voir derrière ces bâtisses livréesaux démolisseurs, des jardins ou de vastes espaces connus seulementdes habitants de ces logis. .Même, dans les quartiers les plus encombrés,lorsqu’on montait sur le faîte d’un édifice voisin, comme la tourSaint-Jacques , par exemple, du milieu de ces toits serrés, on voyaitsurgir des arbres ignorés des personnes qui passaient dans ces ruesfétides et étroites. Le vieux Paris , vu d’un ballon, présentait sur tous lespoints des taches de verdure innombrables; restes des dispositionsanciennes des habitations urbaines.
Certes, la ville de Paris a dù être assainie par les larges courants d'airqui circulent aujourd’hui à travers scs quartiers les plus populeux, etsurtout par un excellent système d’écoulement des eaux ménagères etpluviales; mais croit-on que ces épaisses et hautes constructions dépour-vues souvent de cours, ou qui ne possèdent que des puits d’air entreleurs murs mitoyens, seront bien saines lorsque le temps aura produit sonaction décomposante sur les matériaux de leur structure ? J’ai entendu,;')ce sujet, des hommes qui font de l'hygiène publique leur élude spéciale,émettre des doutes que je partage. Au total, les ilôts actuels de noshabitations, dans les grandes villes et particulièrement à Paris , présententdes agglomérations beaucoup trop compactes et uniformément élevéespour tpie ces masses de constructions puissent être suffisamment aérées.Il doit se développer, au centre de ces agglomérations, des miasmesfunestes à la santé des habitants, par la fermentation que produit letemps sur ces masses de matériaux de toute nature.
Par la même raison, ces bâtiments simples en épaisseur, qui jusqu’àla lin du xvn c siècle étaient eu usage dans nos hôtels, avaient-ils cet