DIX-SEPTIEME ESTHET1EN.
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Ou comprend donc par cet aperçu sommaire que matériellement,le programme d’un liôlcl possédant les appartements de réception àrez-de-chaussée, et ceux d’habitation privée aux étages supérieurs,présente d’assez sérieuses difficultés, puisque la chose portée n’a aucuneanalogie avec la chose qui porte, non-seulement au point de vue de ladistribution, mais sous le rapport de la structure.
Ce n’est pas en étudiant les maisons de Pompéi , qui ne possédaientqu’un rez-de-chaussée, que nous pourrons résoudre le problème. Cen’est pas non plus en copiant l’architecture des derniers siècles, puisqu’ilest facile de voir que les plans donnés, figures 2 et 3, ne peuventsatisfaire à nos besoins présents. C’est donc aux ressources de notre bonsens, de notre raison, que nous devons demander la solution de ceproblème, en procédant comme nos prédécesseurs ont eu la sagessedi' le faire ; c’est-à-dire en suivant les programmes nouveaux, sans sepréoccuper des formes appliquées à d’autres programmes et dans desconditions dillérenlcs de celles qui nous sont imposées.
Bien que l’on puisse citer, à Paris et en province, bon nombre d’hôtelsqui indiquent, de la part des architectes qui les ont élevés, beaucoup detalent et de soins, l’hôtel moderne est à trouver; et, parmi les meilleurs,je n’en connais pas un dont la construction, se soit affranchie de traditionsfort gênantes ; J ’’hui, que rien ne nous oblige à respecter et dont laconservation même enlève à ces habitations privées le caractère quechaque époque doit imprimer à ces sortes d’édifices plus encore qu’auxmonuments publics.
On a vu des temps où l’architecture officielle, effacée, se traînait à laremorque d’arts affaiblis; mais en ces temps mêmes, l’architectureprivée, qui n’est pas soumise aux idées étroites d’une administration oud’une Académie, imprimait encore son cachet propre à ses conceptions.
Au nôtre était réservé de laisser perdre cette dernière marqued’originalité. Que les architectes de talent qui n’ambitionnent pas unfauteuil il l’Institut, ou qui ne tiennent pas à forcer les portes desadministrations totalement soumises à un corps privilégié, se mettentdonc a l’œuvre, et cherchent la solution des problèmes posés aujourd’huidans les constructions privées. Ce que nous disons à propos des hôtels,s’applique, comme on le verra tout à l’heure, aux maisons de ville et decampagne, dont les programmes nécessaires sont loin d’être remplis. 11y a la un vaste champ d’études et de travaux à parcourir, et l’on peutmême assurer que la solution nette et pratique de ces problèmes seraitle meilleur moyen de couper court au dévergondage affiché dans laconstruction de nos édifices publics.
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