DIX-SEPTIÈME ENTRETIEN.
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gène, mais si l’oiMlemande un serviteur, on prétend qu’il se présenteraimmédiatement pour recevoir les ordres qu’on veut lui donner. Ces habi-tudes exigent une concentration facile et rapide du service et des commu-nications spécialement réservées à ce service.
Essayons, sinon de satisfaire entièrement à ce programme, ce quiserait une prétention ridicule, d’indiquer au moins les méthodes à sui-vre pour le remplir. Pour cela il nous faut avoir recours à des plans; c’estnotre langage qui exclut le vague et l’équivoque. Facile est la critique,ardue la mise en œuvre des idées qui semblent, au premier abord, lesplus simples et les plus claires.
Aujourd’hui, dans un hôtel, plus rigoureusement encore que par le passé,on demande quelesapparteinents de réception soient distincts de ceux ré-servés à l’habitation, par cela même qu’on reçoit bon nombre de gens quel’on connaît à peine. Le rez-de-chaussée d’un hôtel doit donc être réservéà ces réceptions, le premier étage à l’habitation. Mais, puisqu’on reçoitdes foules, il faut (pic les locaux destinés à les contenir en certaines occa-sions, soient disposés de telle sorte, que la circulation soit facile, lesmoyens d'entrer et de sortir aisés; que les aparté soient possibles, siparmi cette Ionie que l’on introduit chez soi, il se trouve—ainsi que celaarrive habituellement — un ^ ’ personnes ayant entre elles des
rapports plus intimes. Il faut que les hommes [missent trouver un refugeautre que les embrasures des portes, s’ils veulent s’entretenir de leurs in-térêts ou affaires. Il faut, si l’on donne à dîner, que la salle destinée auxrepas soit parfaitement séparée des pièces réservées à la réception dusoir; car rien n’est [dus maussade, pour ceux qui arrivent à neuf ou dixheures, que d’apercevoir les manœuvres de la desserte d’une grande table,ne fùt-ce que du coin de l’œil ; et cependant il faut que la salle à manger soittrès-voisine des salons, que l’on puisse passer en un instant del’unedansles autres. 11 faut bien d’autres choses encore : il faut unemarquiseabritantles voilures, mais il faut aussi que les piétons — car dans une sociétédémocratique on reçoit, avec des personnages à équipages, des gens quiviennent et s’en vont à pied — puissent entrer dans le vestibule sans pas-ser sous le nez des chevaux ; il faut un vestibule fermé où l’on se débar-rasse des vêtements de dessus. 11 faut, entre ce vestibule et les appariementsde réception, un salon où les femmes puissent s’assurer de l’état de leurtoilette, où les invités puissent se faire annoncer. Il faut que ces sallesd’introduction soient en communication facile avec les services de toutenature. Il faut une salle d’attente pour les valets auxquels on confie les par-dessus et qui doivent aller prévenir les cochers au moment du départ. Ilfaut un cabinet de toilette pour les femmes dont la parure aurait subi quel-