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ENTRETIENS SUR E ARCHITECTURE.
ijucs avaries. Mais il ne faut pas que de ce premier salon le regard pénètredirectement dans les salons de réception, et vice verm. Il ne faut pas queles invités soient prisonniers dans une partie des salons ouverts et il estbien qu'ils puissent s'échapper quand bon leur semble. Il ne faut pas quece bruit de fête, que ces lumières soient appréciables de la voie publique.
Pour les appartements privés, que nous supposons placés au premierétage, il faut des escaliers de service en nombre suffisant, outre l’escalierd’honneur, pour assurer les communications rapides et faciles des com-muns et logements des gens avec ces appariements. Il faut, indépendam-ment des chambres à coucher avec leurs garde-robes et cabinets de toi-lette, un salon d’attente, une antichambre, uncsalle à manger et un salonpour la famille et les intimes. Partout du soleil, de l’air, de la lumière, desorientations autant favorables que possible, des dégagements faciles quipermettent à chaque habitant de sortir et de rentrer sans attirer l’atten-tion.
Pour les communs, on doit éviter ces cuisines en sous-sol, si malsainespour ceux qui s’y tiennent et qui ont l'inconvénient de répandre leurodeur dans l’hôlcl. Cependant ces cuisines ne doivent pas être trop éloi-gnées des salles à manger. Le service de l’ollice doit être large, en com-munication directe et avec les cuisines et avec les salles à manger, il faut,bien entendu, une cour de service pour les écuries, remises et les cuisi-nes ; de telle sorte qu’on ne voie jamais, dans la cour d’honneur, ni unevoilure à laver ni un cheval à panser, ni un marmiton.
Voilà du moins ce qu’il fallait hier dans un hôtel bien conçu. Je ne pensepas que la forme républicaine (en admettant qu’elle devienne le gouverne-ment île la France ) diminue eu rien l'étendue de ce programme ; au con-traire, la forme républicaine ne se maintient qu’à la condition d’élever et deconserver de grandes existences individuelles, par conséquent de grandesfortunes et ce qu’elles amènent : le luxe, la vie large, les tètes et récep-tions. La république peut instituer et maintenir l’égalité des citoyens de-vint la ioi, mais elle est contraire à l’égalité des capacités, par conséquentdes biens et de l'inlluence personnelle ; et c’est pour cela que nous som-mes, au fond, très-peu propres à la république, jusqu a présent du moins.Aux yeux de beaucoup de Français qui se prétendent républicains, la ré-publique, c’est l’égalité, non devant la loi — chez nous chacun chercheà se soustraire à son empire — mais dans la médiocrité ; c’est letriomphe de l’envie, qui fatalement conduit au despotisme; car devant ledespote, les hautes capacités, les grandes fortunes indépendantes qui ensont la conséquence dans un État réellement civilisé, sont gênantes; on lesabat, comme Tarquin faisait des têtes de pavots, à la grande joie de la