DIX—SEPTIEME ENTKET1EN.
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fort mies médiocres. Tous ceux qui pouvaient disposer d’un capital, préfé-raient l’employer à se faire bâtir une demeure plutôt que d’employerl’intérêt de ce capital à la location d’un appartement dans une maisonbanale.
Ainsi, plus les spéculateurs élevaient de maisons à location dont ilsétaient forcés de maintenir les loyers élevés, puisque le terrain et la bâtisseleur coûtaient en moyenne 1 500 IV. le mètre, et moins ils trouvaient deslocataires disposés à occuper ces demeures; 1° parce que tous ceux quipouvaient mettre de 0 000 à 2üi 000 IV. à leur loyer, étaient déjà pourvus;2" parce que beaucoup considérant la cherté des loyers, préféraient se lespayer à eux-mêmes, c’est-à-dire affecter un capital à la construction d’unerestait et dont ils pourraient toujours échanger la va-leur contre ce capital.
La situation qui est faite au pays, et à Paris en particulier, depuis laguerre funeste île 1870-1871, n’est pas de nature à améliorer la positiondes spéculateurs sur les constructions à location dans les quartiers riches.De ce jour, ces propriétés sont frappées d’une dépréciation considérable,et il est même difficile de prévoir ce qu’il adviendra de ces longues sériesde bâtisses inoccupées ou louées éventuellement à des étrangers, à Paris et dans les grandes villes.
Ces considérations ne sortent pas de notre sujet ; elles nous amènent àcelte conclusion, savoir : que les habitudes parisiennes relatives au moded’habitation, se modifient et tendront très-probablement à se modifier dejour en jour davantage.
L’individu, la famille, voudront s’isoler de plus en plus. Sauf dans lesquartiers commerçants, dans les centres d’affaires, la grande maison àlocation n’aura plus de raison d'être, parce qu’elle trouvera de moins enmoins des locataires. Celui quia pris l’habitude de vivre chez lui, dans samaison, sans avoir une somme à débourser à l’expiration de chaque tri-mestre, sans avoir à craindre un congé ou une demande d’augmentation,sans avoir à subir quelquefois des voisinages fâcheux, sans être à la dis-crétion d’un concierge hargneux, ne peut plus rentrer dans une maisonà location. Il préfère sortir de l’enceinte de Paris , et vivre dans une descommunes environnantes, quitte à venir chaque jour dans la capitale pourses affaires.
C’est ainsi que l’abus des percements destinés à rendre Paris plus ha-bitable. plus sain, plus beau, aura pour résultat de moditierles mœurs duParisien et de faire que certains des derniers quartiers élevés a grandsfrais, resteront inhabités ou au moins, éventuellement habités. Par suite,ces quartiers dans lesquels il reste encore beaucoup de terrains vides de